Cher amateur de statistiques, ce texte va vous chagriner,
Une vie sans certitudes n’est pas une vie : c’est une feuille de calcul.
Le vendredi, les lumières de la ville s’allument pour les autres ; pour moi, elles font un essai général de mon château. En automne, les signes sont plus épais : brume le matin, chèque le soir. Septembre, les couleurs virent au doré : mon interlocuteur bancaire le sait, le doré est ma couleur officielle.
Trois corbeaux formaient un triangle parfait. Au centre : 3. Je n’invente pas la géométrie du ciel.
Une clé a tourné seule dans la serrure de l’entrée. Elle n’a ouvert que le sens du tirage.
Le vendredi 11 septembre 2009, je présente au tirage la composition suivante : 3 - 17 - 23 - 35 - 43 et étoiles 3 - 4. Ils sont préparés.
La date du vendredi 11 septembre 2009 se réduit en 4, et le 4, la table du conseil des banquiers : quatre coins, et ma place au milieu, sur invitation : le 3 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Le ciel du vendredi 11 septembre 2009 place le Vierge en ascendant de mes affaires — L’outsider que les cotes ignorent : c’est exactement quand il faut le jouer. Le 17 traduit.
En 2009, les numéros comme le 23 ont le vent en poupe — Le gramme de trop dans la balance du destin : elle penche du bon côté depuis toujours — et je ne fais que suivre le vent.
Parlons du 35. Le contour du chapeau du destin : ni trop large pour être vu, ni trop étroit pour cacher mes gains.
Nous sommes en automne, et le 43 s’y sent chez lui — Le degré du grand four des patientes cuissons : ce qui cuit lentement dore parfaitement.
Côté ciel, les étoiles valident : l’étoile 3, la triomphante : elle ne connaît que les ailes de la victoire l’étoile 4, la constellation du Carré : les quatre coins du ciel pour un billet.
Je transmets déjà mes grilles à mes neveux. Le patrimoine, ça se prépare.
Résumé officiel du vendredi 11 septembre 2009 : 3 - 17 - 23 - 35 - 43, étoiles 3 - 4. Le reste n’est que commentaire, et le commentaire est ci-dessus.
Certain que le prochain tirage est le bon, comme les précédents, Jean Suissur, il n’y a plus qu’à, et c’est en route
L’éditorial ci-dessus est imaginaire, comme les chances de Jean. Ses grilles sont du hasard pur, vérifiable dans le palmarès.