Au représentant des probabilités présent dans la salle,
Mon voisin Gérard joue les dates de naissance depuis quinze ans et s’étonne de ne rien gagner. Moi je joue mes vibrations. La différence, c’est que je ne m’étonne jamais.
Ma combinaison du vendredi 11 septembre 2015 tient en une ligne : 15 - 21 - 26 - 36 - 48 et étoiles 2 - 11. Les lignes suivantes ne font que l’expliquer aux moins doués.
Les étoiles se lèvent pour moi : l’étoile 2, le doublé du soir : deux étoiles, deux fois plus de chances, zéro doute en plus l’étoile 11, le vœu à onze heures onze : plus personne ne fait de vœux à cette heure, sauf les initiés.
Le 15 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 11 septembre 2015 se réduit en 1, et le 1, le tout premier « oui » du hasard : les autres « oui » ont suivi en file indienne. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
On m’a demandé pourquoi le 21. Réponse : Le tir du premier as suivi du dix : la main parfaite se donne une fois, elle m’a choisi. Question suivante ?
Parlons du 26. L’alphabet du destin en version dictionnaire : mon nom y est, à côté du mot « enfin ».
Nous sommes en automne, et le 36 s’y sent chez lui — Le numéro de la loge de l’artiste réservée : la mienne depuis vingt ans, l’affiche porte mon sourire.
Le ciel du vendredi 11 septembre 2015 place le Vierge en ascendant de mes affaires — Deux douzaines de destin : le grossiste confirme, l’ascenseur monte chargé. Le 48 traduit.
Le vendredi, jour de Vénus : elle m’a promis les deux, elle a signé, je garde une copie. L’automne, la saison des clairvoyants qui ressortent : les vrais sont restés, c’est moi.
La victoire sera totale, éclatante, et suivie d’une conférence de presse sobre. Probablement.
Ce que je joue au vendredi 11 septembre 2015 tient en une phrase : 15 - 21 - 26 - 36 - 48, et étoiles 2 - 11 pour tenir ma main.
Votre homme de confiance, à guichets fermés, Jean Suissur, la chance a mes coordonnées
Rappel : la seule certitude mathématique de cette page est l’égalité parfaite entre toutes les grilles. Jean en conviendra quand il aura gagné.