À mes futurs biographes : le plus dur reste à raconter,
Le hasard, contrairement à ce que dit votre cousin, n’est pas « bête » : il est discipliné, et il connaît mes goûts.
Le lundi, les agendas se remplissent de rendez-vous ; le seul obligatoire est avec le tirage. L’automne, quand l’année commence à peser ce qu’elle vaut : elle vaut, la pesée me favorise. Octobre, le mois des vendanges tardives et des gains mûrs : je cueille au bon moment.
La boulangère n’avait plus que 26 croissants. J’ai compris que le reste du monde serait en manque.
Pour le lundi 13 octobre 2025, voici mon état-major : 16 - 19 - 23 - 26 - 38, n° Chance 2.
Le ciel du lundi 13 octobre 2025 place le Balance en ascendant de mes affaires — Le seize fois seize du carré magique : magique, je dis, magique. Le 16 traduit.
La dix-neuvième marche du podium : il reste une marche, elle est en or — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Parlons du 23. Le rang de la belle histoire dans le recueil : les vingt-deux premières sont des amusettes, celle-ci se signe.
Le 26 était prévisible dès 2025 : L’alphabet du destin en version braille : les doigts savent aussi, question de sensibilité. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le 38 ne joue pas seul — La boussole des jours sans soleil : elle ne pointe qu’une direction, celle de mon guichet — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Le n° Chance ne se joue pas, il se mérite : le 2, la chance des duos : elle joue, je joue, on alterne.
Les grands hommes ont des statues. Moi j’aurai un chèque et une citation. Le chèque d’abord.
Au total : 16 - 19 - 23 - 26 - 38 et n° Chance 2. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Jean Suissur, l’homme qui rend le destin ponctuel
Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n’ont jamais besoin de correcteur.