À mes futurs biographes : le plus dur reste à raconter,
On m’a offert un livre sur les statistiques en 2011. Je m’en sers toujours : il maintient la porte du garage ouverte, à la bonne hauteur.
Mon ticket de parcmètre expire à 2 h 04. J’habite à 9 minutes. Le surplus est un cadeau.
Ma grille du lundi 13 octobre 2008 est une promesse de lancement : 9 - 17 - 20 - 35 - 43, n° Chance 10.
Le 9 ne joue pas seul — La fin du cycle du doute : fermeture technique annoncée, sans indemnités — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Parlons du 17. Le numéro de la police du destin : procès-verbal dressé, la chance m’est réservée d’office.
Le double dix, la certitude multipliée par elle-même — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le kilomètre du grand fond du destin : à cette distance, seuls les vrais voient l’arrivée, et je la vois très bien. L’année 2008 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
J’ai choisi le 43 parce que la date du lundi 13 octobre 2008 se réduit en 6, et le 6, l’harmonie des sphères qui siffle mon nom. Le 43 est cet esprit incarné.
Le lundi, jour du courrier qui monte et des fortunes qui préparent leurs dossiers. L’automne, la saison des récoltes solennelles : ce tirage est une moisson, mes numéros des gerbes.
J’ajoute le n° Chance — le 10, la chance des comptes ronds : zéro centime perdu en route.
Ma comptabilité personnelle classe le jackpot en « dépense évitée d’imagination ». Le classement est sérieux.
Ce que je joue au lundi 13 octobre 2008 tient en une phrase : 9 - 17 - 20 - 35 - 43, et n° Chance 10 pour tenir ma main.
Confiance gardée, Jean Suissur, gagnant en attente d’être, mais déjà célébré
Si Jean gagne, ce site devient sa page personnelle. Les probabilités votent contre, mais le vote n’est pas clos.