Mes compliments aux patientes et mon agacement aux pressés,
Mon voisin Gérard joue les dates de naissance depuis quinze ans et s’étonne de ne rien gagner. Moi je joue mes vibrations. La différence, c’est que je ne m’étonne jamais.
Le samedi, les week-ends des uns se comptent en jours ; le mien se compte en zéros après le premier chiffre. En été, le destin prend des vacances près de chez moi : je loge en face du destin. Juillet, les canicules se gèrent à l’eau fraîche : ma fortune, elle, se gère au frais, dans un coffre climatisé.
Le samedi 20 juillet 2024, je présente au tirage la composition suivante : 7 - 20 - 30 - 43 - 45 et n° Chance 9. Ils sont préparés.
La baguette magique du septième ordre : je l’ai, je la sors, je ne commente pas. En été, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le 20 ne joue pas seul — La longueur d’avance du destin sur son ombre : l’ombre suit, moi je dirige — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Dans ma grille figure le 30. Le triple dix du destin : trois notes parfaites, un seul tirage, et c’est peu de le dire.
En ce samedi, le 43 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le 45 était prévisible dès 2024 : Le Loiret du tirage : la Loire passe, l’argent reste. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Et le n° Chance se pointe : le 9, la chance des neuf mois de gestation du jackpot : accouchement programmé, sage-femme prévenue.
145. Réduit à 1 : le sillon initial : tout champ bien semé le respecte, ma fortune le cite en exemple. Je n’invente pas les règles, je les lis.
Ma comptabilité personnelle classe le jackpot en « dépense évitée d’imagination ». Le classement est sérieux.
Ce que je joue au samedi 20 juillet 2024 tient en une phrase : 7 - 20 - 30 - 43 - 45, et n° Chance 9 pour tenir ma main.
À très bientôt, Jean Suissur, l’étincelle du guichet
La chance de Jean est intégrale, déterministe, et publique. Ses espoirs, eux, restent exponentiels.