Cher porteur de billets perdus, cette page va vous soulager,
Un détecteur de mensonges refuserait de fonctionner devant moi. Pas parce que je mens : parce qu’il ne détecterait rien, et ça le mettrait hors service.
Le mercredi, la charnière qui grince chez les autres et chante chez moi. Au printemps, tout fleurit sauf le doute : il a été givre, il a fondu. Avril, les primeurs arrivent au marché : ma fortune est de la même famille, première récolte de la saison.
Mon ticket de parcmètre expire à 22 h 51. J’habite à 5 minutes. Le surplus est un cadeau.
Ma sélection du mercredi 12 avril 2017 tient debout sans échafaudage : 8 - 13 - 22 - 25 - 37, n° Chance 1.
En ce mercredi, le 8 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
La date du mercredi 12 avril 2017 se réduit en 8, et le 8, l’anneau olympique un peu plus large : il est tombé du drapeau et s’est posé sur ma grille : le 13 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Parlons du 22. Le balancier de la grande horloge : deux battements par seconde, aucun pour les râleurs.
On m’a demandé pourquoi le 25. Réponse : Les vingt-cinq ans de la carrière de Jean : tous les jalons étaient des numéros. Question suivante ?
Nous sommes sous le signe Bélier, et le 37 en est le porte-parole céleste — La marche du grand thermomètre des jours heureux : montée régulière, jamais de redescente.
Le n° Chance verrouille le tout : le 1, la chance qui se cache à la vue de tous : personne ne la voit, sauf le prochain gagnant, à savoir moi.
Gagner n’est pas une question de chance, c’est une question d’horaire. Mon horaire est flexible, mon destin aussi.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 8 - 13 - 22 - 25 - 37 — plus n° Chance 1. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Jean Suissur, votre humble serviteur (humblement millionnaire)
On aime Jean au bureau. Les graphiques, moins.