Cher hôte de cette page : vous êtes dans le bon rayon,
Les gens rangent leur vie dans des dossiers. Moi je range mes certitudes : elles prennent une armoire.
Le samedi, Saturne vérifie les récoltes : il n’a jamais trouvé de case vide chez moi. En été, la canicule fait tomber les barrières, les retenues, et accessoirement les jackpots. Août, les perdreaux de l’année prennent leur envol : mon chèque aussi a des ailes, mais il revient toujours au nid.
Pour ce tirage du samedi 3 août 2013 : 15 - 35 - 39 - 43 - 49 — plus n° Chance 3, une évidence en été.
Le prix du billet que je n’achète pas deux fois : j’achète dix fois, quinze fois, cent fois — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
En 2013, les numéros comme le 35 ont le vent en poupe — Le kilomètre du grand fond du destin : à cette distance, seuls les vrais voient l’arrivée, et je la vois très bien — et je ne fais que suivre le vent.
Le samedi porte la signature du 39 : La longueur du grand couloir des archives du destin : au bout, la salle des liasses, à mon nom. Le calendrier approuve, je coche.
Nous sommes sous le signe Lion, et le 43 en est le porte-parole céleste — Le siège du grand théâtre dos à la pente : je vois la salle, la salle voit le chèque.
Entre mes numéros, le 49 tient le rôle d’équilibriste — La longueur du couloir de l’ultime vérification : tout est exact, tout est signé, tout est à moi.
Avec, en cerise, le n° Chance : le 3, la chance ternaire : elle se joue en trois temps et un mouvement.
La victoire changera mes habitudes : j’arrêterai de noter les citations des sceptiques. Je les garde au cas où, pour le procès en diffamation inversée.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 15 - 35 - 39 - 43 - 49 — plus n° Chance 3. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
En vous remerciant de me lire en vain, Jean Suissur, la probabilité faite chair
Le palmarès compare tout le monde à Jean. Jean ne se compare qu’au jackpot. Tout le monde ne peut pas avoir raison.