Chers voisins de file d’attente, cette fois c’est du sérieux,
Je ne discute plus avec les détracteurs : je les mets sur une liste. Une liste de chiffres. Les chiffres, on s’en souvient.
Tenez-vous bien, voici ma grille du lundi 3 septembre 2012 : 4 - 12 - 14 - 15 - 20 — n° Chance 1 en bonus spontané.
Le carré parfait des intentions : je pense en carré, je signe en diagonale. Et c’est un lundi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Les douze mois de ma patience : treizième mois en négociation, gain garanti au dossier — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le 14 ne joue pas seul — Le baiser du destin sur le front des élus — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Nous sommes sous le signe Vierge, et le 15 en est le porte-parole céleste — Le point de départ d’une nouvelle vie — la mienne, la partie loterie de celle-ci.
Parlons du 20. La corde de la remontée vers le sommet : les autres regardent la falaise, je regarde le haut.
Le n° Chance verrouille le tout : le 1, la chance qui se lève au premier appel : les autres suivront.
Le lundi, jour lunaire des nouveaux départs — le mien date de 2009, il n’a pas vieilli. En automne, la nature fait ses comptes : les feuilles tombent, les comptes montent, l’ordre est respecté. Septembre, les lumières rasantes dorent les façades : elles dorent aussi mon nom sur un chèque imaginaire, mais très précis.
Une clé a tourné seule dans la serrure de l’entrée. Elle n’a ouvert que le sens du tirage.
Je prépare déjà la liste des gens que je rembourserai. La liste est courte : c’est ça, la réussite sociale.
Récapitulons : lundi 3 septembre 2012, lundi, ma grille 4 - 12 - 14 - 15 - 20 et n° Chance 1. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Au guichet comme à la ville, Jean Suissur, en licence d’immortalité
Cet éditorial est un exercice de style. Les statistiques, elles, ne font pas d’exercices : elles gagnent.