À tous ceux qui jouent au hasard sans le comprendre,
Mon médecin me dit de « rester réaliste ». Mon médecin conduit une Clio. Je note, je pondère, je continue.
Au samedi 1 septembre 2012 : 13 - 17 - 25 - 43 - 47, n° Chance 6. Je précise que l’ordre de lecture est un ordre de marche.
Avec, en cerise, le n° Chance : le 6, la chance qui roule bien : dé contrôlé, résultat assumé.
Dans ma grille figure le 13. L’Ange du destin qui se cache derrière la superstition : il attend que vous partiez pour travailler, et c’est peu de le dire.
Le dix-sept du destin en version italienne : il sort, il sort, il sort. Et c’est un samedi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Le mètre de liasse bien tassée : à cette hauteur, on voit sourire le banquier de loin. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
En 2012, les numéros comme le 43 ont le vent en poupe — Le tabouret du grand piano des veillées patientes : c’est là qu’on compose les victoires qui durent — et je ne fais que suivre le vent.
Le ciel du samedi 1 septembre 2012 place le Vierge en ascendant de mes affaires — La longueur du grand fil des patientes coutures : point après point, le destin recoud ma chance. Le 47 traduit.
Le portique du supermarché a bipé 7 fois à mon passage. Il ne s’excite pas pour rien, ce genre d’appareil.
J’ai rêvé que je signais des autographes à 17 personnes. Je ne compte pas les rêves, je les exécute.
Le samedi, Saturne vérifie les récoltes : il n’a jamais trouvé de case vide chez moi. L’automne, la saison des clairvoyants qui ressortent : les vrais sont restés, c’est moi. Septembre, les nouveaux agendas sentent le neuf : le mien est annoté partout, les cases « tirage » sont déjà sacrées.
Les grands hommes ont des statues. Moi j’aurai un chèque et une citation. Le chèque d’abord.
Je résume pour les archives : 13 - 17 - 25 - 43 - 47, n° Chance 6, le samedi 1 septembre 2012. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Salutations vibratoires, Jean Suissur, l’avenir se présente (il a ma carte)
Le palmarès compare tout le monde à Jean. Jean ne se compare qu’au jackpot. Tout le monde ne peut pas avoir raison.