Mesdames, Messieurs, et Messieurs les statisticiens,
La modestie est une qualité de gens qui n’ont pas mes informations.
Le lundi, les autres voient une corvée, je vois un seuil : celui qu’on franchit vers la fortune. L’été, la saison des montées en puissance : la mienne est montée sans ascenseur.
Pour le tirage du lundi 25 juin 2012, j’ai retenu : 8 - 18 - 20 - 21 - 35 — et bien sûr n° Chance 5, parce qu’on ne change pas une équipe qui gagne.
Le 8 ne joue pas seul — La huitième merveille : les sept autres font la queue pour la voir — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
La date du lundi 25 juin 2012 se réduit en 9, et le 9, la boule de billard de la fin de partie : elle est noire, elle est belle, elle tombe au fond du trou au nom du père, du fils et du portefeuille : le 18 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Sous Cancer, le 20 a le vent astral derrière lui — L’âge des certitudes fraîches : les miennes ont vieilli sans se tromper une seule fois. Je n’invente rien, je rapporte.
En ce lundi, le 21 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le rendez-vous des héritages inattendus : je suis arrivé le premier, le notaire le confirme. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Et pour finir, le n° Chance : le 5, la chance olympique : cinq anneaux, un seul drapeau, le mien.
La somme de ma grille fait 102, soit une racine de 3 — les trois verres de la dégustation du succès : un pour goûter, un pour confirmer, un pour trinquer. Le total est signé.
Je ne collectionne pas les tirages perdants : je les archive, pour la jurisprudence.
Je résume pour les archives : 8 - 18 - 20 - 21 - 35, n° Chance 5, le lundi 25 juin 2012. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Jean Suissur, docteur honoris causa du presque-sûr
La chance de Jean est intégrale, déterministe, et publique. Ses espoirs, eux, restent exponentiels.