Chers parieurs du dimanche, chers géomètres du vide,
Le hasard, contrairement à ce que dit votre cousin, n’est pas « bête » : il est discipliné, et il connaît mes goûts.
Tenez-vous bien, voici ma grille du mercredi 25 juin 2014 : 1 - 13 - 24 - 25 - 36 — n° Chance 4 en bonus spontané.
Le doigt levé du destin quand il connaît la réponse : il l’a levé vers moi. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
En 2014, les numéros comme le 13 ont le vent en poupe — La chance des rebelles : la rébellion, c’est du tirage avec du crâne — et je ne fais que suivre le vent.
Le compte des heures qu’un jour donne à chacun : le destin, lui, travaille exclusivement pour moi. Et c’est un mercredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
La pièce d’argent des anciennes poches : elle ne circulait pas, elle se gardait, comme ma chance. En été, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le 36 ne joue pas seul — Le double dix-huit du destin : deux fois la Lune, deux fois la victoire — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Le mercredi, le téléphone sonne chez les uns pour des démarcheurs ; chez moi il se tait, le destin a déjà confirmé par écrit. En été, la canicule fait tomber les barrières, les retenues, et accessoirement les jackpots. Juin, la miellée de lumière du début d’été : elle fond sur mes grilles comme un sceau, c’est officialisé.
Le n° Chance ferme la grille à clé : le 4, la chance des quatre roues motrices : elle avance par tous les temps.
Le four à pain de la boulangerie affichait 36 degrés de trop. Le boulanger s’en fichait ; moi pas.
99. Réduit à 9 : la queue de la comète : elle passe une fois par siècle, moi je l’attends au guichet, je n’ai pas peur des délais. Je n’invente pas les règles, je les lis.
Le hasard est mon employé. Il arrive en retard depuis des années, mais personne n’échappe à la paie.
Récapitulons : mercredi 25 juin 2014, mercredi, ma grille 1 - 13 - 24 - 25 - 36 et n° Chance 4. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Délicieusement certain, Jean Suissur, l’optimiste diplômé de l’école de la vie (major de promo)
Jean Suissur écrit ses certitudes ici. Ses gains, eux, s’écrivent ailleurs — rarement, pour l’instant.