Mesdames, Messieurs, et Messieurs les statisticiens,
On me reproche de « n’avoir jamais gagné ». On me reproche beaucoup de choses : la grandeur, ça s’entend avant d’arriver.
Le samedi, quand la semaine fait ses comptes : les miens sont prêts, très prêts. L’hiver, les veillées sont longues et les signes nombreux : l’équation est claire. Décembre, les agapes de fin d’année : j’y lèverai mon verre de victoire retardataire.
Mon stylo à bille a refusé d’écrire sur 5 grilles des autres. Il connaît son métier.
Les oiseaux du quartier se sont tus plusieurs jours de suite à la même minute. Le ciel applique un temps de silence électoral.
Le samedi 29 décembre 2012, je présente au tirage la composition suivante : 19 - 42 - 44 - 46 - 47 et n° Chance 6. Ils sont préparés.
Le 19 ? La dix-neuvième heure du visionnaire : c’est l’heure où j’ai raison — je l’ai intégré en connaissance de cause.
En ce samedi, le 42 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le 44 ne joue pas seul — La page du grand carnet des paires bien comptées : deux fois vingt-deux, aucun impair, jamais un doute — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
En 2012, les numéros comme le 46 ont le vent en poupe — Les chromosomes du corps humain : il est en vous depuis toujours, c’est le moment de le rendre — et je ne fais que suivre le vent.
La date du samedi 29 décembre 2012 se réduit en 1, et le 1, le phare isolé : il guide les flottes entières sans jamais quitter son rocher : le 47 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Le n° Chance s’est pointé au bon endroit : le 6, la chance des six voix : elle chante ma partition.
Je n’ai pas de porte-bonheur : je suis autonome. Mais j’ai un porte-clés, au cas où le destin veut rentrer.
Bilan du samedi 29 décembre 2012 : cinq numéros, un n° Chance, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Certitude maintenue, Jean Suissur, chargé de mission auprès du destin
Jean écrit avec le cœur. Le palmarès écrit avec des chiffres. Chacun son public.