Cher lecteur distrait, lisez deux fois, gagnez une fois,
Je ne suis pas superstitieux. Je suis informé, par des canaux que les statisticiens ne captent pas, faute d’antenne.
J’ai arrêté mon mercredi 22 juin 2011 : 1 - 5 - 11 - 16 - 41, n° Chance 7. L’arrêt est définitif, le gain provisoirement différé.
Et puis il y a le n° Chance, mon joker discret : le 7, la chance de la roulette russe évitée : elle protège, puis elle paie.
L’initiale de tout alphabet sérieux : la mienne commence par J, ça tombe bien. Et c’est un mercredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Le pentagramme protectionniste : tracé au bic, validé par un notaire de la steppe — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
La date du mercredi 22 juin 2011 se réduit en 5, et le 5, l’aventure : la mienne s’appelle « prochain tirage » : le 11 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Le ciel du mercredi 22 juin 2011 place le Cancer en ascendant de mes affaires — La seize du destin en version VIN : l’acide se convertit en sucre, le sucre en chèque. Le 16 traduit.
Entre mes numéros, le 41 tient le rôle d’équilibriste — Le premier après le grand 40 : dans la file des rois, il y a toujours un prince impatient.
J’ai croisé 41 marches d’escalier avant que la file n’avance. J’ai arrêté de compter là, par respect.
Le mercredi, la bascule parfaite entre l’effort et la récompense : penchons du bon côté. En été, les volets clos gardent les grilles au frais : le destin préfère les numéros tempérés. Juin, les velux du ciel laissent entrer la lumière tard : chez moi, ça reste éclairé, il y a des chiffres à relire.
Je prépare mes discours de gagnant par tirage. Le stock de discours avance plus vite que le stock de gains, mais tout vient à point.
Récapitulons : mercredi 22 juin 2011, mercredi, ma grille 1 - 5 - 11 - 16 - 41 et n° Chance 7. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Votre serviteur, Jean Suissur, consultant en imminence de richesse
Édito publié tel quel. Jean Suissur, membre de l’équipe, n’a statistiquement jamais raison — et il ne désespère jamais.