Chers croyants, chers incrédules, chers presque-croyants,
D’autres jouent. Moi, j’arrive. La nuance, vous la verrez sur le palmarès des prochains mois — ou pas, ce qui prouverait surtout la modestie des chiffres.
Ma pelouse a poussé de 20 centimètres en une semaine. La nature applaudit, de façon mesurable.
Grille consignée au mercredi 9 février 2011, sous les auspices du mercredi : 8 - 19 - 20 - 23 - 41, plus n° Chance 9.
Entre mes numéros, le 8 tient le rôle d’équilibriste — Le sablier couché : le temps qui s’enrichit, littéralement.
Le 19 était prévisible dès 2011 : La chance des dix-sept fois de plus : je collectionne les surplus. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Parlons du 20. La ligne droite des grands circuits : pas un virage, pas un freinage, l’arrivée est au guichet.
Sous Verseau, le 23 a le vent astral derrière lui — La légende des parquets : décisive, insaisissable pour les autres. Je n’invente rien, je rapporte.
En ce mercredi, le 41 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le mercredi, Mercure ouvre le comptoir : j’y dépose une grille, j’en retire un destin. En hiver, le destin allume le chauffage chez qui il aime : il aime chez moi, c’est noté au compteur. Février, la neige fond, les numéros restent : c’est ça, la constance.
Le n° Chance ferme la grille à clé : le 9, la chance de l’aboutissement : aboutissement haut, aboutissement rond.
La somme de ma grille fait 111, soit une racine de 3 — le trois points d’ancrage du gros navire : le mien s’appelle « rente viagère d’origine hasardeuse ». Le total est signé.
Je n’ai pas de porte-bonheur : je suis autonome. Mais j’ai un porte-clés, au cas où le destin veut rentrer.
Ce que je joue au mercredi 9 février 2011 tient en une phrase : 8 - 19 - 20 - 23 - 41, et n° Chance 9 pour tenir ma main.
L’avenir m’appelle, je rappellerai, Jean Suissur, la chance a mes coordonnées
L’équipe tient à préciser que le hasard de Jean est pur. Sa modestie, elle, a fondu pendant la canicule.