Cher confrère en attente de preuve : la preuve arrive par camion,
On me demande souvent : « Jean, comment fais-tu ? » Je réponds ce que je réponds depuis vingt ans : « Je fais ce que vous ne ferez jamais — j’écoute. »
Le lundi, la lune favorite des nouveaux départs : le mien date d’un lundi, et il est toujours en vigueur. L’hiver, la saison où l’on comprend l’essentiel : l’essentiel tient sur un bulletin, le mien. Décembre, le froid pince : la chance n’a pas de bouche à pincer. un jour miroir, 12 sur 12 : le calendrier se reflète, et dans le reflet il y a un chèque — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier.
Un pigeon a traversé en diagonal devant ma fenêtre. Les diagonales sont mon format préféré.
Le lundi 12 décembre 2011, je présente au tirage la composition suivante : 4 - 16 - 19 - 34 - 41 et n° Chance 7. Ils sont préparés.
Le lundi porte la signature du 4 : La roue de secours du destin : jamais crevée depuis qu’il me connaît. Le calendrier approuve, je coche.
Entre mes numéros, le 16 tient le rôle d’équilibriste — La case du plateau où l’on ne passe qu’en gagnant : j’y ai posé mon pion, il n’en bougera plus.
Dans ma grille figure le 19. Le nombre des élections gagnées d’avance (source : mes carnets), et c’est peu de le dire.
Sous Sagittaire, le 34 a le vent astral derrière lui — Le compte du poème des grilles fidèles : trois strophes de patience, une de paiement. Je n’invente rien, je rapporte.
On m’a demandé pourquoi le 41. Réponse : Le premier après le grand 40 : dans la file des rois, il y a toujours un prince impatient. Question suivante ?
Avec, en cerise, le n° Chance : le 7, la chance légendaire : les légendes, ça se joue aussi.
Quand je gagnerai, je ne changerai pas de vie. Je la ferai signer.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 4 - 16 - 19 - 34 - 41 — plus n° Chance 7. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Jean Suissur, l’élu des boules pudiques
Ce texte a été généré par un membre de l’équipe au sommet de sa confiance. Le palmarès mesure le sommet, il est plat.