Mes hommages aux curieux, mon indifférence aux ironistes,
Un professeur de mathématiques m’a encore écrit au sujet des « probabilités ». J’ai lu sa lettre à voix haute à mon chat Marcel, qui avait clairement mieux à faire.
J’ai arrêté ma composition pour le mercredi 22 septembre 2010 : 2 - 13 - 16 - 41 - 46, n° Chance 2. Les alternatives ont été reçues avec égards puis congédiées.
En 2010, les numéros comme le 2 ont le vent en poupe — L’œil qui voit et l’œil qui sourit : le premier a vu, le second explique — et je ne fais que suivre le vent.
Le mercredi porte la signature du 13 : Le numéro qui a signé un pacte avec ma main : pacte oral, mais la main ne fait pas de cachotteries. Le calendrier approuve, je coche.
Le 16 ? Le seize du destin en bonbons : seize sucettes d’or au sortir de l’école de la chance — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Automne : Le siège de la navette des heures précises : départ à l’heure, arrivée avant le doute. La saison appelle le 41, je n’ai fait qu’exécuter.
Le 46 rejoint la numérologie du jour : la date du mercredi 22 septembre 2010 se réduit en 7, et le 7, le septième ciel, vérifié sur place : la vue y est dégagée sur mes comptes, la météo y est toujours clémente. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Le mercredi, jour de Mercure, dieu du commerce et des messagers : le message est commercial, le messager est moi. En automne, les comptes se font à la lumière des lampes : mes lampes sont neuves.
Le n° Chance m’a choisi, en quelque sorte : le 2, la chance en miroir du destin : il me renvoie mes grilles gagnantes.
À 9 h 31 précises, mon voisin a percé son mur. Le destin perce aussi, mais dans le bon sens.
Hier, mon ticket de caisse s’est arrêté à 2 euros. J’ai encadré le ticket, évidemment.
Quand je gagnerai, je ne changerai pas de vie. Je la ferai signer.
Résumé officiel du mercredi 22 septembre 2010 : 2 - 13 - 16 - 41 - 46, n° Chance 2. Le reste n’est que commentaire, et le commentaire est ci-dessus.
Jean Suissur, l’élu des boules pudiques
Cet édito n’engage que l’équipe d’écriture, à savoir Jean, à savoir personne d’autre.