Chères âmes égarées des files de bureau de tabac,
Certains préparent leurs grilles avec des logiciels. Moi je les prépare avec ma personne, ce qui est nettement plus rare et nettement plus efficace.
J’ai additionné mes numéros : 124. Réduction : 7 — les sept nains du travail bien fait : ils extraient le minerai d’or de mon pool, ils sont payés en remerciements. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Pour ce tirage du lundi 16 août 2010, je livre : 1 - 13 - 20 - 43 - 47, et n° Chance 2 en boussole.
La date du lundi 16 août 2010 se réduit en 9, et le 9, l’humanitarisme du gagnant : je donnerai, oui, après avoir compté deux fois : le 1 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
On m’a demandé pourquoi le 13. Réponse : Chiffre de rébellion : il sort contre vents et superstitions. Question suivante ?
La mesure du triple-saut et de ma patience — les deux records sont proches. L’année 2010 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Été : Le rang du millésime des grandes gardes : vieilli en foudre, servi au guichet. La saison appelle le 43, je n’ai fait qu’exécuter.
Parlons du 47. Le nombre favori des maniaques de fiction des années 70 : une célébrité discrète, et c’est la discrétion qui gagne.
Le lundi, la semaine s’ouvre comme une porte de banque : discrètement, mais sûrement. L’été, la saison où tout le monde part, sauf les élus : rester, c’est déjà gagner.
Et le n° Chance : le 2, la chance des duos : elle joue, je joue, on alterne.
Mon ombre s’est allongée vers le tabac en pleine matinée. La lumière a des priorités.
Mon stylo à bille a refusé d’écrire sur 6 grilles des autres. Il connaît son métier.
Mon discours de réception du chèque est prêt depuis des années. Il est excellent, d’ailleurs.
Ce que je joue au lundi 16 août 2010 tient en une phrase : 1 - 13 - 20 - 43 - 47, et n° Chance 2 pour tenir ma main.
Dévoué au destin, Jean Suissur, l’homme qui compte les boules avant l’ouverture
Jean Suissur est membre de l’équipe. Le reste de l’équipe le plaint, le palmarès le note, l’avenir l’attend.