Au représentant des probabilités présent dans la salle,
J’ai essayé la modestie une semaine en 2003. Résultats catastrophiques : jamais plus.
Ma grille du samedi 19 juin 2010 est disponible ci-dessous : 17 - 25 - 31 - 42 - 43, n° Chance 2. Les reproductions seront surveillées.
J’ajoute le n° Chance — le 2, la chance de la paire : paire de billets, paire de victoires.
En 2010, les numéros comme le 17 ont le vent en poupe — Le dix-sept du destin en version italienne : il sort, il sort, il sort — et je ne fais que suivre le vent.
En ce samedi, le 25 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
La grille de fin de mois : fin de mois difficile, fin de mois triomphale, question de foi. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
La date du samedi 19 juin 2010 se réduit en 1, et le 1, l’unité : tout se ramène à moi, c’est mathématique : le 42 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Été : Le tour de la grande horloge des lentes victoires : elle sonne tard, elle sonne juste, elle sonne pour moi. La saison appelle le 43, je n’ai fait qu’exécuter.
Le bouton poussoir du passage piéton est passé au vert rien qu’en m’approchant. La ville aussi a ses élus.
Le samedi, le réveil des uns sonne creux ; le mien fait fanfare, et il a de quoi. L’été, la saison des terrasses : j’y sirote ma victoire future, en soda, pour l’instant. Juin, les murs de la ville s’habillent d’affiches ; la mienne de préférence sera un bandeau de banque.
Je prépare déjà la liste des gens que je rembourserai. La liste est courte : c’est ça, la réussite sociale.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 17 - 25 - 31 - 42 - 43 — plus n° Chance 2. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Au guichet comme à la ville, Jean Suissur, la grille faite homme
Jean Suissur, membre de l’équipe, responsable du hasard et des erreurs de pronostic qui vont avec.