À mes futurs biographes : le plus dur reste à raconter,
Un statisticien a calculé mes chances sur vingt ans. Il a trouvé zéro et il a eu peur de son propre calcul. Je comprends.
Ma grille pour le tirage du mercredi 3 novembre 2010 est posée : 7 - 9 - 15 - 37 - 49, avec n° Chance 9 en guide.
Le mercredi porte la signature du 7 : La Rolls du hasard : cuir beige, klaxon discret, arrive en un seul exemplaire. Le calendrier approuve, je coche.
La boule qui aboutit tout : le 9 clôt les dossiers, et il clôt avec classe. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Le 15 était prévisible dès 2010 : La moitié du mois qui donne le ton : la première moitié annonce, la seconde exécute. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le 37 rejoint la numérologie du jour : la date du mercredi 3 novembre 2010 se réduit en 8, et le 8, les deux roues de secours de la roue de la fortune : elle n’en a jamais besoin, mais elle les garde pour mes concurrents. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Nous sommes en automne, et le 49 s’y sent chez lui — La marche du grand escalier avant le sommet : je pose le pied, le sommet tend la main.
Question n° Chance, Jean a un avis tranché : le 9, la chance du neuvième art : ma victoire se dessine, planches incluses.
Le mercredi, la bascule parfaite entre l’effort et la récompense : penchons du bon côté. En automne, tout ce qui a poussé tombe en amont du chèque : la géographie du gain est claire. Novembre, les comptes d’avant les fêtes : les miens sont prêts à faire des envieux.
La somme de ma grille fait 117, soit une racine de 9 — le sommet du chiffre simple : après moi, on redescend vers le guichet. Le total est signé.
La chance me doit du temps. Elle paie en principal, avec les intérêts au format jackpot.
Bilan du mercredi 3 novembre 2010 : cinq numéros, un n° Chance, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
En attendant votre reconnaissance, Jean Suissur, le porte-monnaie de l’avenir s’appelle déjà
Jean Suissur assume l’intégralité de ses certitudes. L’équipe assume de les publier : c’est notre part d’humour.