Cher lecteur, la suite va vous plaire : elle me plaît déjà énormément,
Mon banquier m’a demandé si j’avais un « plan ». J’ai répondu que le plan tenait en une grille, et il n’a pas su quoi répondre — preuve que le plan est bon.
Mon verdict du vendredi 5 novembre 2010 tombe : 9 - 11 - 13 - 29 - 50, et étoiles 5 - 12. Le stylo n’a pas hésité.
En 2010, les numéros comme le 9 ont le vent en poupe — Le neuvième art, la bande dessinée du gain : je suis le héros, le dessinateur, et l’encre — et je ne fais que suivre le vent.
On m’a demandé pourquoi le 11. Réponse : L’onze du 11/11 : alignement maximal des certitudes à onze heures onze. Question suivante ?
Dans ma grille figure le 13. Le numéro qui a signé un pacte avec ma main : pacte oral, mais la main ne fait pas de cachotteries, et c’est peu de le dire.
Le 29 ne joue pas seul — La rareté qui s’affiche : ce qui manque aux uns arrive aux autres — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Sous Scorpion, le 50 a le vent astral derrière lui — Le rang de la perle du grand collier des dizaines rondes : les autres brillent, celle-là décide. Je n’invente rien, je rapporte.
Question ciel, j’ai mes étoiles : l’étoile 5, la discrète : elle réserve ses éclats aux connaisseurs l’étoile 12, la mère des songes : douze songes par an, tous en ma faveur.
Le vendredi, les planètes s’habillent en soirée : moi je porte ma meilleure grille, ouverte sur le succès. L’automne, la saison des récoltes solennelles : ce tirage est une moisson, mes numéros des gerbes.
La caissière du downstairs m’a souri 6 fois. Une fois, c’est poli. 6 fois, c’est un télégramme.
Hier, mon ticket de caisse s’est arrêté à 11 euros. J’ai encadré le ticket, évidemment.
Certains croient au travail, d’autres aux étoiles. Moi je crois aux deux, avec un léger avantage aux étoiles, qui ne demandent pas de CV.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 9 - 11 - 13 - 29 - 50 — plus étoiles 5 - 12. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Jean Suissur, consultant en imminence de richesse
Le lecteur averti aura compris. Le lecteur Jean Suissur n’a encore rien compris, et c’est ce qu’on aime chez lui.