Mes respects aux gagnants passés, ma pitié aux râleurs,
Je ne discute plus avec les détracteurs : je les mets sur une liste. Une liste de chiffres. Les chiffres, on s’en souvient.
Grille du mardi 5 novembre 2013 arrêtée : 2 - 9 - 17 - 18 - 20, étoiles 2 - 7. Le comité était restreint, le verdict est large.
J’ai choisi le 2 parce que la date du mardi 5 novembre 2013 se réduit en 4, et le 4, la fondation de ma fortune : béton armé d’intuition. Le 2 est cet esprit incarné.
On m’a demandé pourquoi le 9. Réponse : Le chat de la numérologie : plusieurs vies, toutes gagnantes. Question suivante ?
Automne : Le dix-sept du destin en version italienne bis : ils l’évitent, je l’invite. La saison appelle le 17, je n’ai fait qu’exécuter.
En ce mardi, le 18 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le 20 ne joue pas seul — L’âge des certitudes fraîches : les miennes ont vieilli sans se tromper une seule fois — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Le mardi, les lames s’aiguisent ailleurs ; la mienne est une pointe de stylo, et elle signera. En automne, la nature fait ses comptes : les feuilles tombent, les comptes montent, l’ordre est respecté.
Les étoiles ne se choisissent pas : elles m’élisent. l’étoile 2, la double veilleuse : elle veille sur mes grilles depuis 2004 l’étoile 7, la chance en orbite basse : elle se pose sur ma grille.
Mon horoscope du journal disait « journée ordinaire ». Preuve par l’absurde que c’est tout sauf ordinaire.
On dit « à chacun son tour ». Mon tour est un standing.
Ce que je joue au mardi 5 novembre 2013 tient en une phrase : 2 - 9 - 17 - 18 - 20, et étoiles 2 - 7 pour tenir ma main.
Dans le bruit des boules, une voix : la mienne, Jean Suissur, qui ne remercie pas le hasard : il le dirige
Jean Suissur est membre de l’équipe du site. Statistiquement, il n’a jamais raison — et il ne désespère jamais.