Bonjour à mes admirateurs, et au reste aussi,
Il existe des dizaines de méthodes de tirage. Je les ai toutes testées ; aucune ne m’arrive à la cheville, sauf une : la mienne.
Grille consignée au mercredi 23 septembre 2009, sous les auspices du mercredi : 25 - 29 - 32 - 34 - 35, plus n° Chance 3.
Le quart de siècle franchi sans rater un tirage : les trois quarts restants sont déjà réservés. En automne, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le 29 était prévisible dès 2009 : La rareté en gras : tout ce qui est rare est cher, tout ce qui est cher est signé Jean. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le 32 ? La fenêtre du bel étage : on y entend le guichet chanter deux rues plus loin — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Le 34 ne joue pas seul — Le vieux mètre du menuisier du destin : il mesure juste, il coupe net, il livre à temps — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Le numéro de la table des grandes occasions : celle qu’on réserve pour annoncer les bonnes nouvelles. Et c’est un mercredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Le mercredi, la charnière qui grince chez les autres et chante chez moi. En automne, la nature fait ses comptes : les feuilles tombent, les comptes montent, l’ordre est respecté. Septembre, la rentrée des méthodes : les miennes ont fait leurs devoirs d’été.
Et pour finir, le n° Chance : le 3, la chance ternaire : elle se joue en trois temps et un mouvement.
Dans le bus, un monsieur portait un maillot floqué du 29. J’habitais ce quartier depuis vingt ans sans jamais voir ce maillot.
À 12 h 53 précises, mon voisin a percé son mur. Le destin perce aussi, mais dans le bon sens.
On gagne une fois dans sa vie. Moi je dis : pourquoi pas à chaque fois, et on ajustera.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 25 - 29 - 32 - 34 - 35 — plus n° Chance 3. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Toujours aussi sûr de moi, Jean Suissur, premier de la grille au finish
Le lecteur averti aura compris. Le lecteur Jean Suissur n’a encore rien compris, et c’est ce qu’on aime chez lui.