Cher confrère en attente de preuve : la preuve arrive par camion,
On dit de moi que je suis « trop sûr ». Les sondages sont formels : c’est mon unique défaut publié.
J’ai trouvé une pièce de 33 centimes par terre, côté face. Le hasard n’a pas de face, il a des intentions.
L’horloge de la cuisine avance de 2 minutes. Elle avance vers quelque chose.
Ma grille du mercredi 23 septembre 2026 est disponible ci-dessous : 1 - 7 - 12 - 26 - 33, n° Chance 8. Les reproductions seront surveillées.
Le ciel du mercredi 23 septembre 2026 place le Balance en ascendant de mes affaires — La corde unique : sans vibrato, sans effet, mais avec la note juste. Le 1 traduit.
Nous sommes en automne, et le 7 s’y sent chez lui — La chance qui se cultive : récolte à la main, panier en osier, ego en pot.
Le 12 ? La douzaine de roses du destin : longues tiges, longues vies, longs chèques — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Entre mes numéros, le 26 tient le rôle d’équilibriste — L’alphabet du destin complet : il y a de quoi écrire des chèques.
La vitesse de croisière du grand disque : qui tourne lentement tourne sûrement, et il arrive au chèque — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le mercredi, Mercure livreur : il a mon adresse, il n’a plus qu’à sonner comme tout le monde. En automne, les comptes se font à la lumière des lampes : mes lampes sont neuves. Septembre, la rentrée littéraire de mes carnets : tome trois, « les numéros m’ont parlé ».
J’ajoute le n° Chance — le 8, la chance qui s’empile : l’infini couché, relevé, et crédité.
Le jour du gain, j’offrirai un dîner à tous mes détracteurs. Le jour du gain, mes détracteurs seront peu nombreux, par sélection naturelle.
En résumé, pour le tirage du mercredi 23 septembre 2026 : 1 - 7 - 12 - 26 - 33, et n° Chance 8. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l’issue est une formalité.
Jean Suissur, l’homme qui compte (en chiffres ronds)
Éditorial satirique : les certitudes de Jean sont fictives, ses « gains garantis » avec elles — seul le palmarès est réel.