Aux optimistes, aux pessimistes, et à moi,
Chaque tirage me déçoit un peu : le hasard fait de son mieux, on ne va pas se plaindre de son employé.
Le samedi 25 avril 2009 verra cette combinaison : 10 - 11 - 18 - 31 - 48, n° Chance 9. Je l’ai vérifiée trois fois, à trois humeurs différentes.
Le n° Chance m’a choisi, en quelque sorte : le 9, la chance patiente : neuf fois sur dix, elle prépare — la dixième, elle livre.
Nous sommes sous le signe Taureau, et le 10 en est le porte-parole céleste — La moyenne parfaite des jurys laxistes : dans mon cas, le jury est sévère et j’ai encore dix.
En ce samedi, le 11 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
L’âge de raison du destin : le destin a décidé de me donner raison — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
La date du samedi 25 avril 2009 se réduit en 4, et le 4, les murs et le plafond du coffre : le sol, lui, est en billets, c’est le cinquième élément : le 31 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
En 2009, les numéros comme le 48 ont le vent en poupe — La borne du grand chemin des deux jours décisifs : les autres y campent, moi j’y passe — et je ne fais que suivre le vent.
Mon curseur d’ordinateur s’est bloqué sur la ligne 11. L’ordinateur sait qui commande.
Le samedi, les volets s’ouvrent tard ; mes perspectives, elles, sont ouvertes depuis vingt ans. Au printemps, la nature refait ses comptes : les miens sont en hausse depuis 2011.
Je ne mise pas gros : je mise sûr. Le « sûr » ne s’est pas encore manifesté, c’est tout.
Ce que je joue au samedi 25 avril 2009 tient en une phrase : 10 - 11 - 18 - 31 - 48, et n° Chance 9 pour tenir ma main.
Jean Suissur, la modestie de trop (elle est renvoyée)
Jean Suissur, membre de l’équipe, responsable du hasard et des erreurs de pronostic qui vont avec.