Mes salutations aux doux rêveurs et mon mépris aux râleurs,
Certains préparent leurs grilles avec des logiciels. Moi je les prépare avec ma personne, ce qui est nettement plus rare et nettement plus efficace.
Le lundi, le jour où les bureaux rouvrent et où les boules, elles, n’avaient jamais fermé. Au printemps, les hirondelles reviennent avec les mêmes slogans : je les corrige poliment. Avril, les giboulées s’y perdent : mes gains, eux, tombent droit, jamais de biais.
Ce lundi 25 avril 2016, je déploie : 6 - 22 - 36 - 42 - 46, n° Chance 8. Le déploiement est complet, le destin est prévenu.
Nous sommes sous le signe Taureau, et le 6 en est le porte-parole céleste — Le six à la belote : tout atout, tout près de la réussite, à moi de jouer.
Maître bâtisseur : il construit des ponts vers la richesse et il ne demande pas son reste — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le numéro de l’autobus du destin : il passe rarement, mais jamais sans moi. Et c’est un lundi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
En 2016, les numéros comme le 42 ont le vent en poupe — La page du grand atlas où le trésor est marqué : une croix au crayon, une signature à l’encre — et je ne fais que suivre le vent.
Parlons du 46. Le double 23 : les Illuminati confirmés en assemblée générale.
Question n° Chance, Jean a un avis tranché : le 8, la chance qui paie rubis sur l’ongle : elle paie, c’est tout ce qui compte.
Je n’ai pas de porte-bonheur : je suis autonome. Mais j’ai un porte-clés, au cas où le destin veut rentrer.
Je résume pour les archives : 6 - 22 - 36 - 42 - 46, n° Chance 8, le lundi 25 avril 2016. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Jean Suissur, la probabilité faite chair
Ce texte n’engage que la confiance de Jean. Les faits n’ont pas signé.