Cher sceptique de service,
Gérard dit que mes grilles sont « tirées au hasard ». Gérard dit beaucoup de choses ; Gérard a encore son studio.
Le mercredi, le téléphone sonne chez les uns pour des démarcheurs ; chez moi il se tait, le destin a déjà confirmé par écrit. En automne, la pluie lave les espoirs faibles : le mien est déperlant.
L’ascenseur s’est arrêté à l’étage 1. Il n’y a que 3 étages. Réfléchissez.
La boulangère m’a gardé le dernier 24 de côté. Personne ne garde 24 de côté par hasard.
Ma grille du mercredi 8 octobre 2008 est une promesse de lancement : 1 - 16 - 24 - 30 - 32, n° Chance 8.
Entre mes numéros, le 1 tient le rôle d’équilibriste — Le baptême du feu : je suis baptisé, circoncis, confirmé côté tirage.
Le ciel du mercredi 8 octobre 2008 place le Balance en ascendant de mes affaires — L’âge du succès chez les grands : chez moi, le succès est entré en avant-première. Le 16 traduit.
Le compte des heures qu’un jour donne à chacun : le destin, lui, travaille exclusivement pour moi — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le 30 rejoint la numérologie du jour : la date du mercredi 8 octobre 2008 se réduit en 1, et le 1, l’étendard du clan des gagnants : il flotte déjà, j’ai reconnu la couleur de mes billets. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Parlons du 32. La classe de neige du destin : tout le monde glisse sur la pente du doute, moi j’ai les crampons.
Il ne faut jamais oublier le n° Chance : le 8, la chance du huit clos : elle tourne en boucle autour de ma grille.
Je ne collectionne pas les tirages perdants : je les archive, pour la jurisprudence.
Fiche du mercredi 8 octobre : 1 - 16 - 24 - 30 - 32 et n° Chance 8. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Fier comme une grille de dix, Jean Suissur, marathonien du hasard, fissure du doute
L’équipe tient à préciser que le hasard de Jean est pur. Sa modestie, elle, a fondu pendant la canicule.