Mes compliments aux patientes et mon agacement aux pressés,
Chaque semaine, une étude prouve que je me trompe. Chaque semaine, je ne lis pas l’étude. La constance est la mère de la victoire.
Le vendredi, la semaine achève sa ronde : elle finit toujours chez moi, pour cause de gain. En hiver, le destin allume le chauffage chez qui il aime : il aime chez moi, c’est noté au compteur.
Le distributeur m’a rendu 39 euros de trop. J’ai rendu la monnaie ; les signes, eux, je les garde.
Mon compteur électrique est passé à 39 juste au moment où j’y pensais. Le courant, littéralement.
Pour le vendredi 26 décembre 2025, voici mon état-major : 1 - 2 - 17 - 34 - 39, étoiles 4 - 9.
Hiver : L’auteur de la phrase « un pour tous » : les auteurs de « tous pour un » sont moins organisés. La saison appelle le 1, je n’ai fait qu’exécuter.
Le 2 était prévisible dès 2025 : La seconde qui précède l’annonce : tout se joue dans cette seconde-là. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
J’ai choisi le 17 parce que la date du vendredi 26 décembre 2025 se réduit en 2, et le 2, le couple fermé du destin : il ne reçoit plus personne. Le 17 est cet esprit incarné.
Nous sommes sous le signe Capricorne, et le 34 en est le porte-parole céleste — Le fauteuil du grand salon du destin : moelleux, orienté guichet, irréservable aux autres.
La carte du grand étang : les poissons y mordent pour moi, pour les autres ils font la grève — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Les étoiles signent avec moi : l’étoile 4, la rose des vents : elle souffle vers ma colonne de gains l’étoile 9, la planète oubliée du destin : elle me réserve la place la plus proche.
On dit que la fortune sourit. Dans mon cas, elle a pris un abonnement.
Je résume pour les archives : 1 - 2 - 17 - 34 - 39, étoiles 4 - 9, le vendredi 26 décembre 2025. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Jean Suissur, le hasard n’a qu’un client fidèle
Cet édito n’engage que l’équipe d’écriture, à savoir Jean, à savoir personne d’autre.