Cher fin connaisseur de rien, bienvenue chez l’expert,
D’autres jouent. Moi, j’arrive. La nuance, vous la verrez sur le palmarès des prochains mois — ou pas, ce qui prouverait surtout la modestie des chiffres.
Le mardi, quand les tièdes ont abandonné et que les Audacieux disposent — je dispose. Au printemps, le destin fait son ménage : il garde mes numéros sous verre. Avril, les giboulées s’y perdent : mes gains, eux, tombent droit, jamais de biais.
Ma combinaison du mardi 24 avril 2018 tient en une ligne : 11 - 16 - 31 - 36 - 38 et étoiles 7 - 8. Les lignes suivantes ne font que l’expliquer aux moins doués.
En ce mardi, le 11 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le 16 rejoint la numérologie du jour : la date du mardi 24 avril 2018 se réduit en 3, et le 3, le trio de chocs à la fin du film : la grille, le boulevard, le banquier qui découvre son écran. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Sous Taureau, le 31 a le vent astral derrière lui — Le trente-et-un qui fâche les compteurs courts : les compteurs courts ne me connaissent pas. Je n’invente rien, je rapporte.
Le 36 ? Chandelle standard du compteur — quand la lumière s’allume, elle est chez moi — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Le 38 ne joue pas seul — La clef du chalet du destin : plantée sous le paillasson, je suis le seul à savoir où — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Au chapitre étoiles, c’est réglé : l’étoile 7, la sauterelle des songes : elle saute sur mes grilles l’étoile 8, l’huitième merveille réservée : droits d’entrée payés par mon ambition.
La somme de ma grille fait 132, soit une racine de 6 — le sucre en poudre des beignets réussis : six grammes de plus par fortune, c’est la recette du destin. Le total est signé.
Les gens parlent de « chance sur des millions ». Moi je parle de rendez-vous. Le rendez-vous est fixé, ils n’ont qu’à venir.
Récapitulons : mardi 24 avril 2018, mardi, ma grille 11 - 16 - 31 - 36 - 38 et étoiles 7 - 8. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Jean Suissur, l’homme qui rend le destin ponctuel
Les éditos de Jean sont figés une fois écrits, comme ses convictions. Seul le chèque reste mobile.