À ceux qui comptent les tours de roue du destin : il tourne chez moi,
On m’appelle « le Corsaire du jackpot » dans certains cercles. Dans d’autres cercles, on m’appelle. Les cercles varient, l’issue non.
Pour le tirage du mardi 24 avril 2012, j’ai retenu : 2 - 4 - 10 - 17 - 23 — et bien sûr étoiles 2 - 6, parce qu’on ne change pas une équipe qui gagne.
Entre mes numéros, le 2 tient le rôle d’équilibriste — L’œil qui voit et l’œil qui sourit : le premier a vu, le second explique.
Les quatre points cardinaux du tirage : nord, sud, est, et ma commune. L’année 2012 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
En ce mardi, le 10 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le 17 ? La chance des outsiders : je suis un outsider qui a déjà gagné, vous suivez ? — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Sous Taureau, le 23 a le vent astral derrière lui — La page blanche que le destin garde pour moi : elle se remplit de chiffres, jamais de doutes. Je n’invente rien, je rapporte.
Le mardi, les décideurs décident ; le destin aussi, et il me dit à l’oreille qu’il a tranché pour moi. Au printemps, le destin fait son ménage : il garde mes numéros sous verre. Avril, les giboulées s’y perdent : mes gains, eux, tombent droit, jamais de biais.
J’ai flairé les étoiles de loin : l’étoile 2, la symétrie des songes : mon rêve est plié en deux, comme le ciel l’étoile 6, la clim du firmament : elle souffle le frais sur mes ambitions.
D’ici là, je travaille. Enfin, je reste disponible — c’est la partie la plus difficile du métier.
Je résume pour les archives : 2 - 4 - 10 - 17 - 23, étoiles 2 - 6, le mardi 24 avril 2012. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Les yeux vers le ciel, la main vers le guichet, Jean Suissur, docteur honoris causa du presque-sûr
Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n’ont jamais besoin de correcteur.