Chers croyants, chers incrédules, chers presque-croyants,
D’autres jouent. Moi, j’arrive. La nuance, vous la verrez sur le palmarès des prochains mois — ou pas, ce qui prouverait surtout la modestie des chiffres.
Ma grille du mardi 29 septembre 2015 est une signature : 20 - 38 - 39 - 47 - 48, avec étoiles 3 - 12 en paraphe.
On m’a demandé pourquoi le 20. Réponse : La note qu’on n’accorde pas au hasard : le destin a corrigé ma copie, il n’a rien trouvé à rayer. Question suivante ?
Le 38 ne joue pas seul — La clef du chalet du destin : plantée sous le paillasson, je suis le seul à savoir où — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Nous sommes en automne, et le 39 s’y sent chez lui — La borne de la longue route où la voiture du doute tombe en panne : elle finit toujours là, moi je passe en klaxonnant.
Le 47 rejoint la numérologie du jour : la date du mardi 29 septembre 2015 se réduit en 1, et le 1, le phare isolé : il guide les flottes entières sans jamais quitter son rocher. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
En 2015, les numéros comme le 48 ont le vent en poupe — Le volume du grand panier des récoltes du samedi soir : ça déborde, et la semaine n’a pas commencé — et je ne fais que suivre le vent.
Je n’oublie pas les étoiles — l’étoile 3, le trio des braves : trois éclats, une victoire l’étoile 12, la douzaine du ciel : on ne vend pas ça à l’unité.
Le mardi, la semaine prend de la vitesse : les timides freinent, moi j’appuie. En automne, les signes sont plus épais : brume le matin, chèque le soir. Septembre, l’air se raffermit : les chiffres aussi, ils se tassent dans ma grille.
La somme de ma grille fait 192, soit une racine de 3 — le trois étoiles du guide du destin : il ne note que les adresses d’exception, la mienne est citée. Le total est signé.
Quand ça tombera, j’offrirai un cours gratuit d’humilité à tous ceux qui m’en ont parlé. Le cours est déjà complet.
Fiche du mardi 29 septembre : 20 - 38 - 39 - 47 - 48 et étoiles 3 - 12. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Jean Suissur, l’avenir se présente (il a ma carte)
Le lecteur averti aura compris. Le lecteur Jean Suissur n’a encore rien compris, et c’est ce qu’on aime chez lui.