Cher adversaire du hasard, le hasard a lu vos papiers,
Je ne suis pas superstitieux. Je suis informé, par des canaux que les statisticiens ne captent pas, faute d’antenne.
Pour le tirage du mardi 10 septembre 2013 : 1 - 35 - 38 - 41 - 42. Et étoiles 1 - 4 en gardien du seuil.
On m’a demandé pourquoi le 1. Réponse : La première marche de l’escalier de service du destin : le personnel entre par là. Question suivante ?
Entre mes numéros, le 35 tient le rôle d’équilibriste — La borne kilométrique des grandes étapes : à ce repère, les jambes remercient, le portefeuille applaudit.
Automne : Le degré de la pente douce du destin : on descend en riant, la luge est chargée de billets. La saison appelle le 38, je n’ai fait qu’exécuter.
Dans ma grille figure le 41. La clef du grand vestiaire des vainqueurs : le numéro est gravé, la glace est à moi, et c’est peu de le dire.
Le 42 était prévisible dès 2013 : La réponse à la grande question : « qui, à ce tirage ? ». Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le mardi, les lames s’aiguisent ailleurs ; la mienne est une pointe de stylo, et elle signera. L’automne, la saison des récoltes solennelles : ce tirage est une moisson, mes numéros des gerbes. Septembre, les poires se gorgent de sucre : mes montants font la même chose, c’est la saison de tout ce qui mûrit.
Les étoiles se lèvent pour moi : l’étoile 1, la boussole des songes : l’aiguille pointe sur mon billet l’étoile 4, le cardinal des veilleurs : nord, sud, est, et mon tirage.
Je ne joue pas contre le hasard : je joue avec lui, en co-propriété. Les quotes-parts tombent.
Récapitulons : mardi 10 septembre 2013, mardi, ma grille 1 - 35 - 38 - 41 - 42 et étoiles 1 - 4. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Certain que le prochain tirage est le bon, comme les précédents, Jean Suissur, votre prochain millionnaire de quartier
Signé par Jean Suissur, relu par personne, contredit par les faits.