À ceux qui comptent les tours de roue du destin : il tourne chez moi,
Il y a deux catégories de joueurs : ceux qui ont lu mon édito, et ceux qui sont en retard dans leur vie.
Pour ce tirage du vendredi 10 septembre 2004, je livre : 12 - 22 - 31 - 33 - 44, et étoiles 3 - 8 en boussole.
Entre mes numéros, le 12 tient le rôle d’équilibriste — La douzaine des douzaines : le destin vend en gros, moi je détaille aux sceptiques.
Automne : Le fondant des grands chefs : deux recettes en une, le goût de la victoire sans la cuisson. La saison appelle le 22, je n’ai fait qu’exécuter.
En ce vendredi, le 31 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
La date du vendredi 10 septembre 2004 se réduit en 7, et le 7, les sept notes de la gamme : toutes sont à ma portée, l’octave supérieure est en négociation : le 33 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Le 44 ? Les deux paires d’as dans une seule boule : le destin distribue, je donne, tout le monde suit — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Le vendredi, la veille du repos du monde et du travail du destin : c’est un doublé. En automne, la pluie lave les espoirs faibles : le mien est déperlant. Septembre, les vendanges arrivent : je pige, je presse, je garde le meilleur.
Au chapitre étoiles, c’est réglé : l’étoile 3, la ceinture de l’Orion en miniature : alignée, nette, sérieuse l’étoile 8, la superposition des richesses : deux infinis empilés, calfeutrés.
Hier, mon ticket de caisse s’est arrêté à 44 euros. J’ai encadré le ticket, évidemment.
Le hasard est mon employé. Il arrive en retard depuis des années, mais personne n’échappe à la paie.
Ce que je joue au vendredi 10 septembre 2004 tient en une phrase : 12 - 22 - 31 - 33 - 44, et étoiles 3 - 8 pour tenir ma main.
Avec l’humilité qui me caractérise (peu), Jean Suissur, la constance récompensée (bientôt, sûrement, vite)
Avertissement : la lecture de cet édito n’augmente rien du tout. C’est sa fonction.