Cher adversaire du hasard, le hasard a lu vos papiers,
On me dit « trop sûr de moi ». Je dis qu’ils ne le sont pas assez, et que ça se voit à leurs gains respectifs.
Ma grille du vendredi 12 avril 2013 est une promesse de lancement : 19 - 22 - 30 - 35 - 45, étoiles 3 - 8.
On m’a demandé pourquoi le 19. Réponse : L’heure du repas du destin : dix-neuf heures pile, il mange sur le pouce entre deux chèques. Question suivante ?
Nous sommes au printemps, et le 22 s’y sent chez lui — Le cygne de la numérologie : tout en grâce, tout en gain.
Entre mes numéros, le 30 tient le rôle d’équilibriste — Le chiffre rond du mois : rond comme un zéro de gagnant.
Sous Bélier, le 35 a le vent astral derrière lui — Rennes et ses métros automatiques : ça roule tout seul, comme ma carrière. Je n’invente rien, je rapporte.
Le tour de la grande piste d’avance : les autres comptent les tours, moi je compte les chèques. L’année 2013 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Les étoiles se lèvent pour moi : l’étoile 3, le trio des braves : trois éclats, une victoire l’étoile 8, l’octave du songe : même note, volume de victoire.
Le vendredi, jour de Vénus : elle m’a promis les deux, elle a signé, je garde une copie. Le printemps, la saison des amoureux et des gagnants naissants — la nature fait bien les choses, par ordre. Avril, la nature fait des blagues ; le destin non : le destin est sérieux, surtout à mon sujet.
Un 19 est arrivé sur ma facture d’électricité. L’électricité, justement, ça s’allume.
Le distributeur de tickets m’a donné le numéro 30. Il n’y avait personne d’autre.
Le destin m’a dit « patience ». Le destin dit aussi « merci » : il me doit un service depuis 2019.
Au total : 19 - 22 - 30 - 35 - 45 et étoiles 3 - 8. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Jean Suissur, l’homme qui compte les boules avant l’ouverture
Le lecteur averti aura compris. Le lecteur Jean Suissur n’a encore rien compris, et c’est ce qu’on aime chez lui.