Cher fin connaisseur de rien, bienvenue chez l’expert,
Les gens raisonnables m’expliquent chaque semaine que mes grilles sont « aléatoires ». C’est exactement ce que l’univers veut que vous croyiez.
J’ai déposé ma sélection du mardi 10 janvier 2012 : 2 - 4 - 12 - 29 - 44, étoiles 5 - 9. Dépôt irrecevable en cas de contestation statistique.
Parlons du 2. La double porte du guichet : elle s’ouvre en grand pour certains billets, je ne dirai pas lesquels.
Le mardi porte la signature du 4 : Les quatre coins de la pièce où atterrira la boule, le carré de la stabilité gagnante. Le calendrier approuve, je coche.
Le 12 ne joue pas seul — Le douze d’avril du calendrier caché : la nature coche aussi, à l’encre verte — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
La patience du calendrier grégorien mise au service de ma patience personnelle. En hiver, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le bastion doublé du tarot : deux tours pleines, et le siège du doute levé. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Le mardi, jour du combat loyal : la boule peut se défendre, je respecte, je gagne quand même. En hiver, le froid choisit ses élus : les miens portent des gants et signent des chèques. Janvier, le mois des comptes neufs : les miens sont neufs aussi, mais pleins.
Mes étoiles du soir : l’étoile 5, la discrète au grand cœur : cœur de star, palmarès de star l’étoile 9, la voyageuse des nuits d’hiver : elle est arrivée avant vous, elle repart avec moi.
La boulangère m’a gardé le dernier 4 de côté. Personne ne garde 4 de côté par hasard.
L’horloge de la cuisine avance de 9 minutes. Elle avance vers quelque chose.
La somme de ma grille fait 91, soit une racine de 1 — le vestibule du palais des comptes étrangement créditeurs : j’y ai laissé mes chaussures. Le total est signé.
Le destin récompense la constance. Je suis constant depuis toujours, sauf dans mes opinions sur Gérard.
Bilan du mardi 10 janvier 2012 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Toujours dernier au classement, toujours premier dans mon cœur, Jean Suissur, la chance a mes coordonnées
Édito publié tel quel. Jean Suissur, membre de l’équipe, n’a statistiquement jamais raison — et il ne désespère jamais.