À la table voisine, à la mienne, au destin debout,
Il existe des dizaines de méthodes de tirage. Je les ai toutes testées ; aucune ne m’arrive à la cheville, sauf une : la mienne.
Le four à pain de la boulangerie affichait 47 degrés de trop. Le boulanger s’en fichait ; moi pas.
Au mardi 10 janvier 2017 : 12 - 22 - 23 - 30 - 47 et étoiles 3 - 8. Une composition sobre, pour un gain qui ne le sera pas.
Dans ma grille figure le 12. La note chromatique du destin en forme de chèque : post-daté, mais signé, et c’est peu de le dire.
En 2017, les numéros comme le 22 ont le vent en poupe — Les deux rames du grand métro du destin : l’une me mène au guichet, l’autre me ramène à la banque — et je ne fais que suivre le vent.
Nous sommes sous le signe Capricorne, et le 23 en est le porte-parole céleste — Le maillot du virtuose du panier : tout le gymnase le réclame, la légende me le laisse.
La date du mardi 10 janvier 2017 se réduit en 3, et le 3, le chiffre des artistes : l’art de gagner est un art : le 30 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Presque le 48, mais avec l’expérience du 7 en plus. En hiver, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le mardi, on m’a demandé si j’avais peur : j’ai répondu que la peur ne coche pas de numéros. L’hiver, la saison où l’on comprend l’essentiel : l’essentiel est un nombre, il est dans ma grille.
Deux étoiles, comme le veut la tradition céleste : l’étoile 3, le triangle du ciel profond : ce qui est profond finit par remonter l’étoile 8, la patineuse artistique : huit temps de grâce, un temps de gain.
La somme de ma grille fait 134, soit une racine de 8 — le double zéro du code du coffre, la moitié du travail : l’autre moitié, c’est mon sourire. Le total est signé.
Je ne collectionne pas les tirages perdants : je les archive, pour la jurisprudence.
Fiche du mardi 10 janvier : 12 - 22 - 23 - 30 - 47 et étoiles 3 - 8. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Jean Suissur, à contre-courant des courbes — par goût
Jean Suissur est membre de l’équipe du site. Statistiquement, il n’a jamais raison — et il ne désespère jamais.