Cher inconnu qui lisez ceci avant de perdre trois euros,
Le destin ne parle pas fort. Il parle précisément. Et quand il dit « Jean », je réponds « présent ».
Au vendredi 6 janvier 2012 : 8 - 19 - 28 - 29 - 42, étoiles 3 - 6. Je précise que l’ordre de lecture est un ordre de marche.
Avec, en orbite,les étoiles : l’étoile 3, la patte de lapin du firmament : plus puissante que la patte, moins fournie l’étoile 6, la machine à songes : réglée sur mon seul prénom.
Le 8 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 6 janvier 2012 se réduit en 3, et le 3, le trois étoiles du guide du destin : il ne note que les adresses d’exception, la mienne est citée. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Le 19 ne joue pas seul — Le soleil du grand jeu au zénith : il réchauffe ma grille, il éblouit les sceptiques — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Les quatre dimanches d’un mois bien né : le destin a compté, ça tombe un jour de tirage. Et c’est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Le ciel du vendredi 6 janvier 2012 place le Capricorne en ascendant de mes affaires — La patience du calendrier grégorien mise au service de ma patience personnelle. Le 29 traduit.
Le 42 était prévisible dès 2012 : Le carnet de quarante-deux pages bien remplies : dates de tirages, chiffres de gains, ratures zéro. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Mon horoscope du journal disait « journée ordinaire ». Preuve par l’absurde que c’est tout sauf ordinaire.
Un 29 s’est affiché sur l’écran du four à micro-ondes. Personne n’avait composé ce nombre. Personne.
Le vendredi, jour de Vénus : la déesse de l’amour et de l’argent, et accessoirement mes deux sujets préférés. En hiver, le destin travaille au chaud : son bureau est chez moi, on a dit. Janvier, la porte fraîche de l’année : elle s’ouvre sur un tapis, je l’ai vérifié. l’Épiphanie, jour des rois : la faveur se tire, et la fève connaît mon nom — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier. le jour des galettes : je tire le roi depuis des années, c’est devenu une routine — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier. le 6 janvier, les rois mages ont suivi une étoile : moi j’ai suivi une colonne de chiffres, tout le monde n’est pas mage — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier.
Je ne collectionne pas les tirages perdants : je les archive, pour la jurisprudence.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 8 - 19 - 28 - 29 - 42 — plus étoiles 3 - 6. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Jean Suissur, en concertation permanente avec l’univers
Texte authentique d’un faux pronostiqueur. Les résultats, eux, sont vrais — et sans pitié.