Au représentant des probabilités présent dans la salle,
On m’a offert un livre sur les statistiques en 2011. Je m’en sers toujours : il maintient la porte du garage ouverte, à la bonne hauteur.
Le mardi, les décideurs décident ; le destin aussi, et il me dit à l’oreille qu’il a tranché pour moi. Au printemps, les abeilles préparent le miel : je prépare le mien, en plus liquide. Mai, le mois des ponts : je construis, je relie, j’encaisse. le dernier jour du mois : les fins de série m’appartiennent, c’est connu jusqu’ici — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier.
Une vendeuse m’a dit « à bientôt » avec un sourire de 50 dents. J’ai compté. Je compte toujours.
Trois corbeaux formaient un triangle parfait. Au centre : 50. Je n’invente pas la géométrie du ciel.
Grille officielle du mardi 31 mai 2011, consignée devant témoin : 5 - 30 - 41 - 45 - 50, étoiles 1 - 10.
Nous sommes au printemps, et le 5 s’y sent chez lui — Les doigts de la main qui cocheront la grille, à condition de savoir les compter — chose faite.
La trentaine glorieuse de mes grilles : décennie de décision, décennie de victoire. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Le 41 était prévisible dès 2011 : La réponse des gens qui n’osent pas dire 42 — la timidité est récompensée, parfois. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Parlons du 45. Le degré du grand vin des tables heureuses : servi frais, payé chaud.
En ce mardi, le 50 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Les étoiles ne se choisissent pas : elles m’élisent. l’étoile 1, la scoute du destin : elle repère, elle signale, elle me suit l’étoile 10, la décimale du destin : compte rond, zéro retenue.
Quand ça tombera, j’offrirai un cours gratuit d’humilité à tous ceux qui m’en ont parlé. Le cours est déjà complet.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 5 - 30 - 41 - 45 - 50 — plus étoiles 1 - 10. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Dans l’attente du chèque, Jean Suissur, l’évidence qui s’assume
Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n’ont jamais besoin de correcteur.