Chères têtes brûlées du loto,
Gérard dit que mes grilles sont « tirées au hasard ». Gérard dit beaucoup de choses ; Gérard a encore son studio.
Sélection figée du vendredi 23 juillet 2010 : 5 - 7 - 10 - 18 - 35 et étoiles 11 - 12. Les hésitations ont été congédiées.
Mes étoiles du soir : l’étoile 11, la symétrie de mes songes : deux fois identique, deux fois gagnant l’étoile 12, la mère des songes : douze songes par an, tous en ma faveur.
En ce vendredi, le 5 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Sous Lion, le 7 a le vent astral derrière lui — Le sept de cœur du jeu de cartes du destin : il est sorti trois fois pour moi dans mes rêves. Je n’invente rien, je rapporte.
Le ten du destin anglophone : ten out of ten, aucune remarque. L’année 2010 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
On m’a demandé pourquoi le 18. Réponse : La longueur de mon bras quand je tends la main vers le chèque : dix-huit centimètres, mesure vérifiée. Question suivante ?
Nous sommes en été, et le 35 s’y sent chez lui — L’heure qui manque à la semaine légale : je l’ai passée au guichet, elle rapporte double.
L’horloge de la mairie sonnait 18 heures quand j’ai fini ma grille. La mairie ne sonne jamais pour rien.
Le vendredi, la semaine finit, la chance commence. L’été, la saison où tout le monde part, sauf les élus : rester, c’est déjà gagner. Juillet, le mois des feux d’artifice : les miens sont prévus le jour du tirage.
La victoire changera mes habitudes : j’arrêterai de noter les citations des sceptiques. Je les garde au cas où, pour le procès en diffamation inversée.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 5 - 7 - 10 - 18 - 35 — plus étoiles 11 - 12. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Jean Suissur, la probabilité faite chair
Jean Suissur est membre de l’équipe. Le reste de l’équipe le plaint, le palmarès le note, l’avenir l’attend.