Chers voisins de file d'attente, cette fois c'est du sérieux,
Chaque semaine, une étude prouve que je me trompe. Chaque semaine, je ne lis pas l'étude. La constance est la mère de la victoire.
Sélection du vendredi 2 juillet 2010 : 4 - 24 - 34 - 37 - 44, étoiles 2 - 12. Les absents auront été prévenus par cette phrase même.
Avec, en orbit, les étoiles : l'étoile 2, la garde rapprochée du ciel : deux dehors, zéro dedans l'étoile 12, la dernière du ciel Jouable : réservée, comme la place de parking du destin.
Entre mes numéros, le 4 tient le rôle d'équilibriste — Les quatre pieds de la table où je signerai : elle ne bougera pas d'un millimètre.
Le vendredi porte la signature du 24 : Le vingt-quatre de la chance du destin en version écossaise bis : le Kilt du destin, il est à carreaux, les carreaux sont gagnants. Le calendrier approuve, je coche.
Le 34 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 2 juillet 2010 se réduit en 3, et le 3, le trois points d'ancrage du gros navire : le mien s'appelle « rente viagère d'origine hasardeuse ». Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Le ciel du vendredi 2 juillet 2010 place le Cancer en ascendant de mes affaires — La fièvre du gain mesurée au thermomètre : légèrement au-dessus, comme il se doit. Le 37 traduit.
En 2010, les numéros comme le 44 ont le vent en poupe — Le point sur le i des dizaines : minuscule, décisif, payé au prix fort — et je ne fais que suivre le vent.
Le voisin du dessus a rangé ses meubles : 4 coups, puis le silence. Le silence, c'est l'accord.
Un 37 est arrivé sur ma facture d'électricité. L'électricité, justement, ça s'allume.
Le vendredi, les bonnes résolutions du lundi se soldent ; les miennes n'ont jamais eu besoin de soldes. En été, les volets clos gardent les grilles au frais : le destin préfère les numéros tempérés. Juillet, la lumière du sud appliquée à mes grilles : ça réussit.
Mon discours de réception du chèque est prêt depuis des années. Il est excellent, d'ailleurs.
Au total : 4 - 24 - 34 - 37 - 44 et étoiles 2 - 12. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Jean Suissur, l'homme qui rend le destin ponctuel
Nous rappelons la règle : tout est hasard. Jean rappelle la sienne : tout est Jean. Le débat continue.