Cher inconnu qui lisez ceci avant de perdre trois euros,
Les détracteurs m’accusent d’arrogance. L’arrogance, c’est prétendre connaître mes limites sans les avoir vues — chose que vous faites avec un aplomb remarquable.
Le mardi, les lames s’aiguisent ailleurs ; la mienne est une pointe de stylo, et elle signera. En été, les mains bronzent et les grilles mûrissent : le tout, avec patience. Juillet, les vacances des autres : moi je reste en poste devant le destin.
Mon ticket de parcmètre expire à 12 h 42. J’habite à 2 minutes. Le surplus est un cadeau.
Le journal local a publié 13 mots sur les tirages. J’ai compté les mots : c’est un manuel.
Tenez-vous bien, voici ma grille du mardi 23 juillet 2013 : 13 - 19 - 36 - 45 - 46 — étoiles 2 - 9 en bonus spontané.
Dans ma grille figure le 13. La treizième roue du char du destin : de secours, polie, insurmontable, et c’est peu de le dire.
Le 19 rejoint la numérologie du jour : la date du mardi 23 juillet 2013 se réduit en 9, et le 9, le calendrier neuvain des grandes décisions : au neuvième jour, le destin se décide, et il se décide toujours dans mon sens. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
On m’a demandé pourquoi le 36. Réponse : Le double dix-huit : la majorité au carré, la victoire en âge mûr. Question suivante ?
Nous sommes en été, et le 45 s’y sent chez lui — La borne du grand chemin des demi-victoires : elle n’existe pas, chez moi tout est entier.
Le tour de cou du grand collier des perles bien comptées : aucune fausse au lot, aucune au tirage. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Deux étoiles, comme le veut la tradition céleste : l’étoile 2, la binôme : l’une veille, l’autre vérifie, le gain dort tranquille l’étoile 9, la grossesse du jackpot : neuf mois de songes, une vie de rentes.
Ce tirage est LE tirage. Le suivant aussi, je le concède. Mais celui-ci d’abord.
Fiche du mardi 23 juillet : 13 - 19 - 36 - 45 - 46 et étoiles 2 - 9. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
La plume haute et le stylo fier, Jean Suissur, votre prochain millionnaire de quartier
Nous déclinons toute responsabilité dans les convictions de Jean. Elles sont non transférables.