À tous ceux qui m’ont dit « Jean, c’est impossible » :
J’ai arrêté de me justifier le jour où ma grille a eu plus de fans que leurs arguments.
Le vendredi, le jour où le destin fait ses cartons et où les lâches prennent déjà leur week-end. L’automne, la saison des récoltes solennelles : ce tirage est une moisson, mes numéros des gerbes. Septembre, les nouveaux agendas sentent le neuf : le mien est annoté partout, les cases « tirage » sont déjà sacrées.
Sélection figée du vendredi 16 septembre 2005 : 1 - 16 - 44 - 46 - 48 et étoiles 9 - 12. Les hésitations ont été congédiées.
Le 1 ? Le début de tout ce qui compte, y compris les comptes en banque — je l’ai intégré en connaissance de cause.
En 2005, les numéros comme le 16 ont le vent en poupe — La minute de grâce du match du destin : tout le monde retient son souffle, moi mon sourire — et je ne fais que suivre le vent.
En ce vendredi, le 44 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le 46 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 16 septembre 2005 se réduit en 5, et le 5, la quinte flush des émotions : elle se joue en famille, à côté des boules qui regardent. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
On m’a demandé pourquoi le 48. Réponse : Deux douzaines de destin : le grossiste confirme, l’ascenseur monte chargé. Question suivante ?
Avec, en orbite,les étoiles : l’étoile 9, la grossesse du jackpot : neuf mois de songes, une vie de rentes l’étoile 12, la douzaine du ciel : on ne vend pas ça à l’unité.
Je transmets déjà mes grilles à mes neveux. Le patrimoine, ça se prépare.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 1 - 16 - 44 - 46 - 48 — plus étoiles 9 - 12. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
La modeste future légende des tabacs-presse, Jean Suissur, fini les petites fortunes, place aux grandes habitudes
Le palmarès compare tout le monde à Jean. Jean ne se compare qu’au jackpot. Tout le monde ne peut pas avoir raison.