Chers lecteurs, chers sceptiques, chers futurs témoins,
Un détecteur de mensonges refuserait de fonctionner devant moi. Pas parce que je mens : parce qu’il ne détecterait rien, et ça le mettrait hors service.
Le mardi 16 septembre 2014 aura ma grille : 20 - 26 - 32 - 35 - 50, étoiles 5 - 6. Le tirage aura ma bienveillance : c’est déjà beaucoup.
Deux étoiles, comme le veut la tradition céleste : l’étoile 5, le pentagone du soir : côte à côte avec mon billet l’étoile 6, la messagère des soirs clairs : message reçu, cinq sur cinq.
Nous sommes sous le signe Vierge, et le 20 en est le porte-parole céleste — Le dé à vingt faces des jeux de rôle : quand le destin tranche, je fais toujours le plus grand nombre.
Le 26 était prévisible dès 2014 : L’alphabet qu’on peut compter sur ses doigts à deux mains, si on a de la méthode : j’en ai une. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
On m’a demandé pourquoi le 32. Réponse : Les trente-deuxièmes de finale du destin : tirage au sort, qualification acquise d’avance. Question suivante ?
Entre mes numéros, le 35 tient le rôle d’équilibriste — La longueur du tapis du grand hall du destin : on avance, on avance, on arrive chez le caissier.
Le 50 ? Le tour du grand horloger du demi-siècle : cinquante ans de remontage, pas une seconde de retard sur la chance — je l’ai intégré en connaissance de cause.
La boulangère m’a donné le pain le plus croustillant sans que je demande. Quand même la boulangerie vous choisit, le reste suit.
Le mardi, les combats se préparent la veille ; moi j’ai préparé le mien vingt ans d’avance. L’automne, les grappes pèsent, les jackpots pèsent aussi : je pèse les deux, par professionnalisme.
Quand je gagnerai, je ne changerai pas de vie. Je la ferai signer.
Bilan du mardi 16 septembre 2014 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Votre homme de confiance, à guichets fermés, Jean Suissur, futur vainqueur (date prévue : ce tirage)
Note de la direction : Jean Suissur croit dur comme fer. Le fer, lui, ne croit en personne : tout va bien.