À ceux qui cherchent une signification : asseyez-vous,
Je ne crois pas au destiny, je crois au destin : c'est plus français, et ça me regarde quand je dors.
Le mardi, jour de Mars, dieu de la guerre : et le tirage, c'est une guerre, avec un seul survivant. L'automne, la saison des poèmes sur les feuilles mortes : moi j'écris sur des feuilles vivantes, à sept chiffres.
Ma grille du mardi 2 septembre 2014 est une promesse de lancement : 7 - 10 - 31 - 33 - 41, étoiles 7 - 8.
Le septième ciel : résidence secondaire, travaux finis. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Entre mes numéros, le 10 tient le rôle d'équilibriste — La décimale de la perfection scolaire, celle que les profs donnent à regret et que le destin donne volontiers.
Dans ma grille figure le 31. Le numéro qui garde le meilleur pour la fin, une politique que je salue, et c'est peu de le dire.
Le mardi porte la signature du 33 : L'enseignement supérieur du destin : cours magistraux, chèques dirigés. Le calendrier approuve, je coche.
La date du mardi 2 septembre 2014 se réduit en 9, et le 9, les neuf lettres de « richesses » : ça s'épelle facilement quand on sait que ça commence par soi : le 41 n'a pas eu besoin d'en dire plus pour décrocher sa place.
J'ai flairé les étoiles de loin : l'étoile 7, la chance en orbite basse : elle se pose sur ma grille l'étoile 8, la boule huit du ciel : noire? Non, dorée, et dernière pour moi.
J'ai additionné mes numéros : 122. Réduction : 5 — les cinq sens au service du gagnant : surtout le sixième, celui qui entend les boules parler. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Je ne fuis pas la misère : je l'excuse poliment et je continue mon chemin de milliardaire en probation.
Au total : 7 - 10 - 31 - 33 - 41 et étoiles 7 - 8. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Parce que quelqu'un devait bien gagner, Jean Suissur, la modestie de trop (elle est renvoyée)
Cet éditorial est un exercice de style. Les statistiques, elles, ne font pas d'exercices : elles gagnent.