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Chroniques de Jean — Euromillions, septembre 2014

9 chroniques, dans l'ordre du calendrier. Chroniques antérieures au lancement de juhuj.com (16/09/2026) : reconstituées selon la même formule déterministe, en n'utilisant que l'historique antérieur à chaque tirage — jamais son résultat.

À ceux qui cherchent une signification : asseyez-vous,

Je ne crois pas au destiny, je crois au destin : c'est plus français, et ça me regarde quand je dors.

Le mardi, jour de Mars, dieu de la guerre : et le tirage, c'est une guerre, avec un seul survivant. L'automne, la saison des poèmes sur les feuilles mortes : moi j'écris sur des feuilles vivantes, à sept chiffres.

Ma grille du mardi 2 septembre 2014 est une promesse de lancement : 7 - 10 - 31 - 33 - 41, étoiles 7 - 8.

Le septième ciel : résidence secondaire, travaux finis. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.

Entre mes numéros, le 10 tient le rôle d'équilibriste — La décimale de la perfection scolaire, celle que les profs donnent à regret et que le destin donne volontiers.

Dans ma grille figure le 31. Le numéro qui garde le meilleur pour la fin, une politique que je salue, et c'est peu de le dire.

Le mardi porte la signature du 33 : L'enseignement supérieur du destin : cours magistraux, chèques dirigés. Le calendrier approuve, je coche.

La date du mardi 2 septembre 2014 se réduit en 9, et le 9, les neuf lettres de « richesses » : ça s'épelle facilement quand on sait que ça commence par soi : le 41 n'a pas eu besoin d'en dire plus pour décrocher sa place.

J'ai flairé les étoiles de loin : l'étoile 7, la chance en orbite basse : elle se pose sur ma grille l'étoile 8, la boule huit du ciel : noire? Non, dorée, et dernière pour moi.

J'ai additionné mes numéros : 122. Réduction : 5 — les cinq sens au service du gagnant : surtout le sixième, celui qui entend les boules parler. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.

Je ne fuis pas la misère : je l'excuse poliment et je continue mon chemin de milliardaire en probation.

Au total : 7 - 10 - 31 - 33 - 41 et étoiles 7 - 8. Je signe cette grille comme on signe une évidence.

Parce que quelqu'un devait bien gagner, Jean Suissur, la modestie de trop (elle est renvoyée)

Cet éditorial est un exercice de style. Les statistiques, elles, ne font pas d'exercices : elles gagnent.

Chères âmes égarées des files de bureau de tabac,

Certaines personnes méditent. D'autres prient. Moi, je reçois des numéros — avec régularité, et sans rendez-vous.

Au vendredi 5 septembre 2014, je présente fièrement : 16 - 24 - 27 - 35 - 47, étoiles 8 - 9. La fierté est un carburant homologué.

Le seize de la première bougie double : seize flamme, seize souffle, seize chèque. Et c'est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.

Le ciel du vendredi 5 septembre 2014 place le Vierge en ascendant de mes affaires — La vingt-quatrième case du chemin de la victoire : case encore, case toujours. Le 24 traduit.

Le 27 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 5 septembre 2014 se réduit en 3, et le 3, le triangle des Bermudes des boules : elles y entrent six par six, elles ressortent dans ma grille, on n'y comprend rien. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.

Le 35 ne joue pas seul — Le trente-cinq de la grille qui danse : trente-cinq, comme le cours de la victoire en bourse du destin — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.

La quarante-septième case du chemin de la victoire : case encore, case toujours. L'année 2014 confirme la tendance, c'est consigné dans mes archives.

Deux étoiles, comme le veut la tradition céleste : l'étoile 8, la clé octogonale du firmament : elle ouvre ce que les autres verrouillent l'étoile 9, la cat nine céleste : neuf vies, neuvième tirage, neuvième victoire.

Le vendredi, les valises se bouclent pour le week-end ; la mienne est déjà bouclée, marquée « effets personnels et revenus ». L'automne, la saison des clairvoyants qui ressortent : les vrais sont restés, c'est moi. Septembre, quand les feuilles tombent, les doublons se voient : je n'en ai pas.

149. Réduit à 5 : les cinq minutes de retard du hasard : il court toujours derrière, moi je l'attends assis sur mon chèque. Je n'invente pas les règles, je les lis.

Mon courrier du jour pesait 24 grammes. J'ai pesé. J'ai compris.

Mon stylo a laissé tomber sur 16, page ouverte, comme on laisse tomber une vérité.

Le jour du gain, j'offrirai un dîner à tous mes détracteurs. Le jour du gain, mes détracteurs seront peu nombreux, par sélection naturelle.

Fiche du vendredi 5 septembre : 16 - 24 - 27 - 35 - 47 et étoiles 8 - 9. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.

Votre homme de confiance, à guichets fermés, Jean Suissur, la légende locale du tabac de la rue

On aime Jean au bureau. Les graphiques, moins.

Cher fin connaisseur de rien, bienvenue chez l'expert,

On m'a offert un livre sur les statistiques en 2011. Je m'en sers toujours : il maintient la porte du garage ouverte, à la bonne hauteur.

Le mardi, la semaine trouve son rythme : le mien est celui d'un métronome réglé sur les tirages. En automne, la pluie lave les espoirs faibles : le mien est déperlant. Septembre, les couleurs virent au doré : mon interlocuteur bancaire le sait, le doré est ma couleur officielle. un jour miroir, 9 sur 9 : le calendrier se reflète, et dans le reflet il y a un chèque — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier.

Le mardi 9 septembre 2014 aura ma grille : 7 - 20 - 21 - 25 - 35, étoiles 3 - 6. Le tirage aura ma bienveillance : c'est déjà beaucoup.

Les sept mers traversées par ma chance : elle ne tombe jamais dans l'eau. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.

Le 20 ? Le vingt de la chance : chance, chance, et dix-huit fois de plus — je l'ai intégré en connaissance de cause.

En 2014, les numéros comme le 21 ont le vent en poupe — Le vingt-et-un de la première bougie double bis : vingt-et-une flammes, vingt-et-une souffles, vingt-et-une chèques — et je ne fais que suivre le vent.

En ce mardi, le 25 avait l'allure d'un favori qui connaît le public.

Nous sommes en automne, et le 35 s'y sent chez lui — Le trente-cinq de la première bougie double : trente-cinq flammes, trente-cinq souffles, trente-cinq chèques.

Et les étoiles, évidemment : l'étoile 3, la triomphante : elle ne connaît que les ailes de la victoire l'étoile 6, la clim du firmament : elle souffle le frais sur mes ambitions.

J'ai additionné mes numéros : 108. Réduction : 9 — la boule de billard de la fin de partie : elle est noire, elle est belle, elle tombe au fond du trou au nom du père, du fils et du portefeuille. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.

La chance me doit du temps. Elle paie en principal, avec les intérêts au format jackpot.

Bilan du mardi 9 septembre 2014 : six numéros, un étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.

Sous le regard bienveillant des astres, Jean Suissur, certain du contraire de vos statistiques

L'équipe tient à préciser que le hasard de Jean est pur. Sa modestie, elle, a fondu pendant la canicule.

Cher sceptique de service,

D'autres jouent. Moi, j'arrive. La nuance, vous la verrez sur le palmarès des prochains mois — ou pas, ce qui prouverait surtout la modestie des chiffres.

Ma grille du vendredi 12 septembre 2014 est disponible ci-dessous : 14 - 20 - 28 - 35 - 49, étoiles 1 - 11. Les reproductions seront surveillées.

Je n'oublie pas les étoiles — l'étoile 1, la boussole des songes : l'aiguille pointe sur mon billet l'étoile 11, la sirène des radars astronomiques : bip-bip, c'est pour moi.

En ce vendredi, le 14 avait l'allure d'un favori qui connaît le public.

Automne : Le complet des points au plus haut ; un numéro de tableau final. La saison appelle le 20, je n'ai fait qu'exécuter.

La date du vendredi 12 septembre 2014 se réduit en 1, et le 1, l'aîné de la fratrie numérique : il a pris toutes les responsabilités, surtout celle de payer : le 28 n'a pas eu besoin d'en dire plus pour décrocher sa place.

La limite des cadres : au-delà, on est gagnant — je traverse. L'année 2014 confirme la tendance, c'est consigné dans mes archives.

Le ciel du vendredi 12 septembre 2014 place le Vierge en ascendant de mes affaires — Le quarante-neuvième bougie : soufflez quarante-neuf fois, le destin retient sa respiration. Le 49 traduit.

Mon curseur d'ordinateur s'est bloqué sur la ligne 35. L'ordinateur sait qui commande.

Le vendredi, Vénus distribue ses deux faveurs : l'amour et l'argent ; je suis servi deux fois, et jamais à moitié. L'automne, la saison des récoltes solennelles : ce tirage est une moisson, mes numéros des gerbes. Septembre, la rentrée littéraire de mes carnets : tome trois, « les numéros m'ont parlé ».

Quand je gagnerai, je ne changerai pas de vie. Je la ferai signer.

Récapitulons : vendredi 12 septembre 2014, vendredi, ma grille 14 - 20 - 28 - 35 - 49 et son étoiles 1 - 11. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.

Jean Suissur, celui que le hasard appelle « chef »

La rédaction précise : les coïncidences de Jean sont réelles, ses explications sont littéraires.

Chers lecteurs, chers sceptiques, chers futurs témoins,

Un détecteur de mensonges refuserait de fonctionner devant moi. Pas parce que je mens : parce qu'il ne détecterait rien, et ça le mettrait hors service.

Le mardi 16 septembre 2014 aura ma grille : 20 - 26 - 32 - 35 - 50, étoiles 5 - 6. Le tirage aura ma bienveillance : c'est déjà beaucoup.

Deux étoiles, comme le veut la tradition céleste : l'étoile 5, la pentagone du soir : côte à côte avec mon billet l'étoile 6, la messagère des soirs clairs : message reçu, cinq sur cinq.

Nous sommes sous le signe Vierge, et le 20 en est le porte-parole céleste — Le double dix, la certitude multipliée par elle-même.

Le 26 était prévisible dès 2014 : L'alphabet qu'on peut compter sur ses doigts à deux mains, si on a de la méthode : j'en ai une. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.

On m'a demandé pourquoi le 32. Réponse : La transition documentée : mes notes de saison attestent d'un ascendant. Question suivante ?

Entre mes numéros, le 35 tient le rôle d'équilibriste — Le trente-cinq de la chance : chance, chance, et trente-trois fois de plus.

Le 50 ? Le cinquantième de la grille qui danse : cinquante, comme le cours de la victoire en bourse du destin — je l'ai intégré en connaissance de cause.

La boulangère m'a donné le pain le plus croustillant sans que je demande. Quand même la boulangerie vous choisit, le reste suit.

Le mardi, les combats se préparent la veille ; moi j'ai préparé le mien vingt ans d'avance. L'automne, les grappes pèsent, les jackpots pèsent aussi : je pèse les deux, par professionnalisme.

Quand je gagnerai, je ne changerai pas de vie. Je la ferai signer.

Bilan du mardi 16 septembre 2014 : six numéros, un étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.

Votre homme de confiance, à guichets fermés, Jean Suissur, futur vainqueur (date prévue : ce tirage)

Chaque édito de Jean est unique. Ses résultats aussi, en moins flatteur.

Cher joueur, chère joueuse, cher contre-exemple ambulant,

J'ai calculé, j'ai médité, j'ai ressenti. Vous, vous avez Lu. On n'appartient pas au même monde, et ça se verra dans les résultats.

Ma grille du vendredi 19 septembre 2014 est arrêtée, scellée, datée : 1 - 10 - 19 - 24 - 44, étoiles 9 - 11.

Le ciel du vendredi 19 septembre 2014 place le Vierge en ascendant de mes affaires — L'initiale de tout alphabet sérieux : la mienne commence par J, ça tombe bien. Le 1 traduit.

Le 10 ne joue pas seul — Le dix de cœur du vieux paquet : il sort quand les tables sont servies — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.

Le 19 ? Le dix-neuf du destin en version anglaise : nineteen, Lucky nineteen, disent les Anglais — je l'ai intégré en connaissance de cause.

Le vingt-quatre de la chance du destin en version écossaise bis : le Kilt du destin, il est à carreaux, les carreaux sont gagnants. L'année 2014 confirme la tendance, c'est consigné dans mes archives.

La quarante-quatrième avenue de ma fortune : avenue pavée de billets, sans gravillons — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.

Les étoiles m'accompagnent : l'étoile 9, la grossesse du jackpot : neuf mois de songes, une vie de rentes l'étoile 11, l'heure du songe : onze heures onze, c'est mon heure de gloire.

Le vendredi, jour de Vénus : elle m'a promis les deux, elle a signé, je garde une copie. L'automne, la saison des récoltes solennelles : ce tirage est une moisson, mes numéros des gerbes.

La somme de ma grille fait 98, soit une racine de 8 — l'escalier en colimaçon des fortunes : il monte en tournant, on admire la vue à chaque tour, la vue c'est mon compte. Le total est signé.

Mon ombre s'est allongée vers le tabac en pleine matinée. La lumière a des priorités.

La victoire changera mes habitudes : j'arrêterai de noter les citations des sceptiques. Je les garde au cas où, pour le procès en diffamation inversée.

Fiche du vendredi 19 septembre : 1 - 10 - 19 - 24 - 44 et étoiles 9 - 11. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.

Au guichet comme à la ville, Jean Suissur, marathonien du hasard, fissure du doute

La rubrique est imaginative, les chiffres ne le sont pas : voir le palmarès.

Bonjour aux gens sérieux — vous avez fini de rire ?

Je n'ai pas de méthode. J'ai mieux : une disposition naturelle que personne, dans votre monde des tableurs, ne pourra m'enlever.

Au mardi 23 septembre 2014 : 9 - 14 - 17 - 21 - 26 et étoiles 4 - 10. Une composition sobre, pour un gain qui ne le sera pas.

Mes étoiles du soir : l'étoile 4, la constellation du Carré : les quatre coins du ciel pour un billet l'étoile 10, la décade de la victoire : dix jours, dix signes, dix chances — la mienne compte double.

Le 9 était prévisible dès 2014 : Les neuf planètes du vieux système solaire : le destin a gardé la plus lointaine pour moi. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.

Le 14 ne joue pas seul — Deux fois sept : la chance au carré, ce qui en maths sérieuses se dit « beaucoup » — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.

Dans ma grille figure le 17. La dix-septième marche de la tour du destin : vue imprenable sur mes gains futurs, et c'est peu de le dire.

Sous Balance, le 21 a le vent astral derrière lui — La clé des Champs-Élysées du gain : ouvrez, ouvrez. Je n'invente rien, je rapporte.

Le 26 rejoint la numérologie du jour : la date du mardi 23 septembre 2014 se réduit en 3, et le 3, le trépied de l'artiste : la palette, le pinceau, le chèque encadré au mur. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.

Mon pot de confiture s'est ouvert au premier tour de cuillère. La campagne est formelle : ça n'arrive jamais.

Ce matin, un pigeon s'est posé sur mon balcon et m'a fixé pendant de longues secondes. Les pigeons ne fixent pas pour rien.

Le mardi, jour des duels équitables : la boule a ses chances, j'ai les miennes, les miennes sont plus vastes. L'automne, la saison des clairvoyants qui ressortent : les vrais sont restés, c'est moi.

Je ne cours pas après l'argent. Je marche, sûrement, et l'argent me suit en trottinant. Il est petit encore.

Fiche du mardi 23 septembre : 9 - 14 - 17 - 21 - 26 et étoiles 4 - 10. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.

Certain que le prochain tirage est le bon, comme les précédents, Jean Suissur, fini les petites fortunes, place aux grandes habitudes

Le membre de l'équipe qui gagne le plus en intentions. Les faits, eux, attendent encore — voir le palmarès.

Cher confrère en attente de preuve : la preuve arrive par camion,

La confiance ne se décrète pas. Elle se constate. Vous pouvez commencer à constater.

Mon imprimeur a eu une panne 8 fois ce mois-ci. Les pannes ciblent les initiés.

Le bouton poussoir du passage piéton a passé au vert rien qu'en m'approchant. La ville aussi a ses élus.

Pour ce vendredi 26 septembre 2014 : 8 - 14 - 31 - 37 - 47, étoiles 2 - 10. J'ai signé en bas à droite de mon intention.

En ce vendredi, le 8 avait l'allure d'un favori qui connaît le public.

Sous Balance, le 14 a le vent astral derrière lui — La fête nationale de ma grille : défilé de numéros, fanfare d'extras. Je n'invente rien, je rapporte.

En 2014, les numéros comme le 31 ont le vent en poupe — Le jour des soldes du destin : tout doit sortir, surtout mes numéros — et je ne fais que suivre le vent.

La trente-septième avenue de ma fortune : avenue pavée de billets, sans gravillons — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.

J'ai choisi le 47 parce que la date du vendredi 26 septembre 2014 se réduit en 6, et le 6, l'harmonie : ma grille en est une démonstration, le tirage une ratification. Le 47 est cet esprit incarné.

Le vendredi, jour de Vénus : la déesse de l'amour et de l'argent, et accessoirement mes deux sujets préférés. En automne, les comptes se font à la lumière des lampes : mes lampes sont neuves. Septembre, les premières pluies se mettent au travail : moi aussi, mon travail à moi reste de cocher, et j'ai une belle carrière.

Les étoiles complètent le dispositif : l'étoile 2, le doublé du soir : deux étoiles, deux fois plus de chances, zéro doute en plus l'étoile 10, la boucle parfaite du firmament : elle tourne, elle revient, elle tourne chez moi.

137. Réduit à 2 : la copie conforme : le destin a pris modèle sur ma grille, il ne s'en cache pas. Je n'invente pas les règles, je les lis.

On me demande si je suis « lucide ». Je vois très loin, uniquement vers le haut.

Je résume pour les archives : 8 - 14 - 31 - 37 - 47, étoiles 2 - 10, le vendredi 26 septembre 2014. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.

Jean Suissur, très cher très sûr

Jean est notre contrôleur qualité du hasard : rien ne passe sans lui, rien ne sort à cause de lui.

Chers passants, chers convaincus, chers presque-convaincus,

Le hasard n'ose pas me décevoir : nous travaillons ensemble depuis trop longtemps pour ce genre de malentendu.

J'ai additionné mes numéros : 82. Réduction : 1 — l'unité : tout se ramène à moi, c'est mathématique. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.

Sélection du mardi 30 septembre 2014 : 1 - 7 - 9 - 28 - 37, étoiles 3 - 6. Les absents auront été prévenus par cette phrase même.

Nous sommes sous le signe Balance, et le 1 en est le porte-parole céleste — Le baptême du feu : je suis baptisé, circoncis, confirmé côté tirage.

Le mardi porte la signature du 7 : Les sept notes et une seule mélodie : la mienne, en boucle, depuis des années. Le calendrier approuve, je coche.

Entre mes numéros, le 9 tient le rôle d'équilibriste — L'aboutissement selon les grimoires : les grimoires ont des éditions, j'ai des éditions limitées.

Parlons du 28. La lune de mes rêves : elle se lève, elle se couche, elle se lève encore.

Le 37 rejoint la numérologie du jour : la date du mardi 30 septembre 2014 se réduit en 1, et le 1, l'origine, le coup d'envoi — et j'entends bien envoyer quelque chose chez moi. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.

Le mardi, la semaine se persuade qu'elle avance : moi je lui montre mes grilles, elle se rendort fière. En automne, la pluie lave les espoirs faibles : le mien est déperlant. Septembre, quand les feuilles tombent, les doublons se voient : je n'en ai pas. le dernier jour du mois : les fins de série m'appartiennent, c'est connu jusqu'ici — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier.

Et pour la haute atmosphère, les étoiles : l'étoile 3, la triomphante : elle ne connaît que les ailes de la victoire l'étoile 6, la surenchère des soirs d'orage : quand ça gronde, elle brille.

Ce matin, un pigeon s'est posé sur mon balcon et m'a fixé pendant de longues secondes. Les pigeons ne fixent pas pour rien.

Le lave-linge a fait sa lessive à 7 degrés sans qu'on touche au bouton. Les machines savent à qui elles parlent.

Un jour, mes grilles seront vendues aux enchères comme manuscrits. Ce jour-là, pensez à enchérir tôt.

Ce que je joue au mardi 30 septembre 2014 tient en une phrase : 1 - 7 - 9 - 28 - 37, et étoiles 3 - 6 pour tenir ma main.

Avec un sourire qui inquiétait la caissière, Jean Suissur, fini les petites fortunes, place aux grandes habitudes

Ses méthodes sont innées, dit-il. Son innéité est contrôlée par le palmarès, dit le palmarès.