À ceux qui doutent — donc à presque tout le monde, sauf moi,
Le hasard, contrairement à ce que dit votre cousin, n’est pas « bête » : il est discipliné, et il connaît mes goûts.
La somme de ma grille fait 152, soit une racine de 8 — l’infini du gain : on n’en voit jamais le bout, sauf en bas. Le total est signé.
Pour le vendredi 15 juillet 2005 : 8 - 24 - 36 - 41 - 43, plus étoiles 2 - 4 m’attendant à la sortie.
Le ciel du vendredi 15 juillet 2005 place le Cancer en ascendant de mes affaires — La billard français du destin : il rejoue, il rejoue, il rejoue pour moi. Le 8 traduit.
Été : Le livre d’heures du destin relié somptueusement : à chaque page une grille, à chaque grille un chèque. La saison appelle le 24, je n’ai fait qu’exécuter.
Le vendredi porte la signature du 36 : Le numéro de la loge de l’artiste réservée : la mienne depuis vingt ans, l’affiche porte mon sourire. Le calendrier approuve, je coche.
Entre mes numéros, le 41 tient le rôle d’équilibriste — Le rang de la clef dans le trousseau du destin : après le quarantième essai, elle ouvre toutes les portes.
Parlons du 43. Le tabouret du grand piano des veillées patientes : c’est là qu’on compose les victoires qui durent.
Le vendredi, les paies tombent, les ailes poussent : vers le guichet, il n’y a qu’un battement. L’été, la lumière est si franche que les coïncidences n’osent pas se cacher.
Je n’oublie pas les étoiles — l’étoile 2, la garde rapprochée du ciel : deux dehors, zéro dedans l’étoile 4, le phare des voyageurs : elle éclaire ma route de chèque.
Le voisin du dessus a rangé ses meubles : 9 coups, puis le silence. Le silence, c’est l’accord.
Quand je toucherai le jackpot, je ne dirai pas « je vous l’avais dit ». Je le penserai très fort, c’est mieux.
Bilan du vendredi 15 juillet 2005 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Jean Suissur, votre humble serviteur (humblement millionnaire)
La rubrique est imaginative, les chiffres ne le sont pas : voir le palmarès.