Mes salutations aux doux rêveurs et mon mépris aux râleurs,
J'ai calculé, j'ai médité, j'ai ressenti. Vous, vous avez Lu. On n'appartient pas au même monde, et ça se verra dans les résultats.
Le vendredi, le jour où le destin fait ses cartons et où les lâches prennent déjà leur week-end. En été, les melons se choisissent à l'odeur : ma grille se choisit à l'aura. Juillet, le mois des dossiers en attente : le mien est tamponné « favori ».
Au vendredi 1 juillet 2005, je présente fièrement : 10 - 14 - 17 - 44 - 45, étoiles 8 - 9. La fierté est un carburant homologué.
Le 10 était prévisible dès 2005 : La note parfaite scellée par le destin en marge de ma grille. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Dans ma grille figure le 14. La quatorzième bougie du gâteau du destin : il souffle, je retire le chèque avant que la cire tombe, et c'est peu de le dire.
La dix-septième minute du match : but à la dix-septième, c'est ma signature. En été, ce genre d'énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le 44 ne joue pas seul — Le point sur le i des dizaines : minuscule, décisif, payé au prix fort — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
La date du vendredi 1 juillet 2005 se réduit en 6, et le 6, l'harmonie parfaite entre mon ego et mes résultats (écart constaté : en cours) : le 45 n'a pas eu besoin d'en dire plus pour décrocher sa place.
Les étoiles m'accompagnent : l'étoile 8, la boule huit du ciel : noire? Non, dorée, et dernière pour moi l'étoile 9, la cat nine céleste : neuf vies, neuvième tirage, neuvième victoire.
Un jour, mes grilles seront vendues aux enchères comme manuscrits. Ce jour-là, pensez à enchérir tôt.
Si vous ne lisez qu'une ligne : 10 - 14 - 17 - 44 - 45 — plus étoiles 8 - 9. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
En attendant la une des journaux, Jean Suissur, futur vainqueur (date prévue : ce tirage)
Publié en toute bonne foi, et en total désaccord avec les mathématiques.