À quiconque a déjà dit « jamais deux sans trois » sans savoir pourquoi,
Le destin ne parle pas fort. Il parle précisément. Et quand il dit « Jean », je réponds « présent ».
Le vendredi, la musique d’ambiance monte : c’est le tintouin des pièces qui comptent, et ça me berce. En été, le destin prend des vacances près de chez moi : je loge en face du destin.
Un 15 est arrivé sur ma facture d’électricité. L’électricité, justement, ça s’allume.
Le lave-linge a fait sa lessive à 48 degrés sans qu’on touche au bouton. Les machines savent à qui elles parlent.
Pour le vendredi 8 juillet 2005, j’engage : 15 - 20 - 29 - 43 - 48, étoiles 11 - 12 en renfort.
Le 15 était prévisible dès 2005 : Le triple cinq aligné : triple série, triple arrogance souriante, triple chèque. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
La longueur d’avance du destin sur son ombre : l’ombre suit, moi je dirige — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Quatre ans d’attente pour un anniversaire : moi, j’attends le chèque, ça me va. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Parlons du 43. Le sens interdit du destin : lui roule à l’envers, moi je file droit vers le guichet.
Nous sommes en été, et le 48 s’y sent chez lui — Les quarante-huit heures qui décident de tout dans les films : nous y sommes, c’est maintenant.
Question ciel, j’ai mes étoiles : l’étoile 11, la jumelle de ma patience : elles se retrouvent au guichet l’étoile 12, la cadette du ciel : on la sous-estime, c’est là qu’elle est forte.
La chance me doit du temps. Elle paie en principal, avec les intérêts au format jackpot.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 15 - 20 - 29 - 43 - 48 — plus étoiles 11 - 12. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
À très bientôt, Jean Suissur, le porte-monnaie de l’avenir s’appelle déjà
Jean Suissur est membre de l’équipe. Le reste de l’équipe le plaint, le palmarès le note, l’avenir l’attend.