Cher lecteur, cher perdant régulier,
Un détecteur de mensonges refuserait de fonctionner devant moi. Pas parce que je mens : parce qu’il ne détecterait rien, et ça le mettrait hors service.
Au vendredi 29 juillet 2005 : 2 - 6 - 12 - 25 - 45 et étoiles 2 - 9. Une composition sobre, pour un gain qui ne le sera pas.
Sous Lion, le 2 a le vent astral derrière lui — La balance du zodiaque : elle a tranché en séance privée, verdict en ma faveur. Je n’invente rien, je rapporte.
On m’a demandé pourquoi le 6. Réponse : La sixties du gain : les sixties reviennent, les gains aussi, c’est mécanique. Question suivante ?
Le 12 était prévisible dès 2005 : La douzaine du panier du destin : œufs frais, numéros frais, même fournisseur. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Parlons du 25. Le courrier de la bonne nouvelle qui met du temps : vingt-quatre enveloppes ordinaires, la vingt-cinquième dit tout.
La marche du grand phare des côtes difficiles : les autres voient la tempête, moi je vois le port. Et c’est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Au chapitre étoiles, c’est réglé : l’étoile 2, la binôme céleste : jamais l’une sans l’autre, jamais les deux contre moi l’étoile 9, la grossesse du jackpot : neuf mois de songes, une vie de rentes.
Le vendredi, les employés décrochent ; moi je décroche le jackpot, on ne décroche pas la même chose. En été, les mains bronzent et les grilles mûrissent : le tout, avec patience. Juillet, les feux d’artifice répètent en silence : le 14, ils tireront ma grille, c’est déjà programmé.
Je ne mise pas gros : je mise sûr. Le « sûr » ne s’est pas encore manifesté, c’est tout.
Bilan du vendredi 29 juillet 2005 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Jean Suissur, qui ne remercie pas le hasard : il le dirige
Nous déclinons toute responsabilité dans les convictions de Jean. Elles sont non transférables.