À ceux qui ont encadré un ticket, et à ceux qui devraient,
Les mathématiciens ont un mot pour ce que je fais : « impossible ». Les mathématiciens ont aussi un mot pour la bière : « imbuvable ». Chacun son domaine.
Le vendredi, la veille du repos du monde et du travail du destin : c’est un doublé. Au printemps, la nature refait ses comptes : les miens sont en hausse depuis 2011. Mai, les premières glaces se dégustent : la mienne ne fond jamais : elle est en montants.
Pour le vendredi 27 mai 2005 : 10 - 14 - 20 - 37 - 49, plus étoiles 1 - 7 m’attendant à la sortie.
La boule qui clôt les comptes avec élégance. L’année 2005 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Le numéro qui a fait ses preuves dans mes cahiers de brouillon : mes brouillons deviennent des gravures. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Printemps : La vingtainne du comptoir : le billet qui reste dans le portefeuille du vainqueur, en réserve de victoires. La saison appelle le 20, je n’ai fait qu’exécuter.
En ce vendredi, le 37 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Sous Gémeaux, le 49 a le vent astral derrière lui — La salle d’attente qui se vide : les impatients sont partis, le fauteuil du vainqueur est libre, j’y suis. Je n’invente rien, je rapporte.
J’ai flairé les étoiles de loin : l’étoile 1, la boussole des songes : l’aiguille pointe sur mon billet l’étoile 7, la rouge du firmament : rouge comme le tampon du banquier.
Quand je toucherai le jackpot, je ne dirai pas « je vous l’avais dit ». Je le penserai très fort, c’est mieux.
Récapitulons : vendredi 27 mai 2005, vendredi, ma grille 10 - 14 - 20 - 37 - 49 et étoiles 1 - 7. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
En vous remerciant de me lire en vain, Jean Suissur, docteur honoris causa du presque-sûr
Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n’ont jamais besoin de correcteur.