Mes hommages aux curieux, mon indifférence aux ironistes,
Les gens raisonnables m’expliquent chaque semaine que mes grilles sont « aléatoires ». C’est exactement ce que l’univers veut que vous croyiez.
J’ai reçu un appel en absence à 10 h 00, d’un numéro à 36 au milieu. On ne rappelle pas le destin : il insistera.
La grille de loto du voisin s’est envolée par la fenêtre. La mienne est restée posée. Question de poids.
Voici ce qui jouera pour moi le vendredi 17 décembre 2004 : 14 - 21 - 27 - 36 - 45 et étoiles 3 - 8. Le reste du billet est décoratif.
Sous Sagittaire, le 14 a le vent astral derrière lui — La tendresse du tarot et le sérieux des banques : les deux côtés de ma personnalité bancaire. Je n’invente rien, je rapporte.
Le vendredi porte la signature du 21 : La seconde d’avance au photo-finish de la victoire : le peloton des autres est déjà derrière. Le calendrier approuve, je coche.
Le 27 était prévisible dès 2004 : La triple caisse de résonance : ma grille résonne jusqu’au guichet. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Hiver : Le numéro de la loge de l’artiste réservée : la mienne depuis vingt ans, l’affiche porte mon sourire. La saison appelle le 36, je n’ai fait qu’exécuter.
Le 45 ne joue pas seul — L’astuce des tables de multiplication sur les doigts : le destin compte comme à l’école, et il tombe toujours juste — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Le vendredi, la veille du repos du monde et du travail du destin : c’est un doublé. L’hiver, la saison des veillées : le destin travaille de nuit, moi aussi.
Les étoiles m’accompagnent : l’étoile 3, la trinité des veilleurs : ils voient tout, ils cochent tout l’étoile 8, la boule huit du ciel : noire ? Non, dorée, et dernière pour moi.
Certains préparent une parapharmacie de talismans. Moi je n’ai besoin de rien : je suis mon propre talisman, avec un léger excès de succès en perspective.
Je résume pour les archives : 14 - 21 - 27 - 36 - 45, étoiles 3 - 8, le vendredi 17 décembre 2004. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Jean Suissur, l’avenir se présente (il a ma carte)
Chaque édito de Jean est unique. Ses résultats aussi, en moins flatteur.