juhuj.com

Chroniques de Jean — Euromillions, décembre 2004

5 chroniques, dans l'ordre du calendrier. Chroniques antérieures au lancement de juhuj.com (16/09/2026) : reconstituées selon la même formule déterministe, en n'utilisant que l'historique antérieur à chaque tirage — jamais son résultat.

Aux lecteurs de haut niveau, et aux autres, par charité,

La confiance ne se décrète pas. Elle se constate. Vous pouvez commencer à constater.

Composition du vendredi 3 décembre 2004, arrêtée en comité restreint (moi) : 5 - 6 - 20 - 42 - 44, étoiles 11 - 12.

On m'a demandé pourquoi le 5. Réponse : Le high five prématuré du destin : il tend la main, je frappe fort. Question suivante ?

En 2004, les numéros comme le 6 ont le vent en poupe — Le dé qui ne dort jamais : il veille sur mes grilles, il affiche des six de politesse — et je ne fais que suivre le vent.

La date du vendredi 3 décembre 2004 se réduit en 3, et le 3, le trépied de l'artiste : la palette, le pinceau, le chèque encadré au mur : le 20 n'a pas eu besoin d'en dire plus pour décrocher sa place.

Le 42 ? La quarante-deuxième case du chemin de la victoire : case encore, case toujours — je l'ai intégré en connaissance de cause.

Sous Sagittaire, le 44 a le vent astral derrière lui — La quarante-quatrième marche de la tour du destin : vue imprenable sur mes gains futurs. Je n'invente rien, je rapporte.

Le vendredi 3 décembre 2004 se réduit en 3. Et le trépied de l'artiste : la palette, le pinceau, le chèque encadré au mur. Ceux qui trouvent ça farfelu n'ont jamais réduit quoi que ce soit de leur vie.

Le vendredi, les bonnes résolutions du lundi se soldent ; les miennes n'ont jamais eu besoin de soldes. L'hiver, la saison des veillées : le destin travaille de nuit, moi aussi. Décembre, les fenêtres s'habillent de lumière : la mienne laisse passer celle du coffre, discret mais présent.

Les étoiles m'accompagnent : l'étoile 11, l'heure du songe : onze heures onze, c'est mon heure de gloire l'étoile 12, la douzaine de roses du firmament : réservée, comme ma place.

J'ai rêvé que je signais des autographes à 42 personnes. Je ne compte pas les rêves, je les exécute.

Un 42 est arrivé sur ma facture d'électricité. L'électricité, justement, ça s'allume.

La somme de ma grille fait 117, soit une racine de 9 — les neuf joueurs de l'équipe du destin : le dixième est remplaçant, c'est le n° Chance, il entre en fin de match. Le total est signé.

Les grands hommes ont des statues. Moi j'aurai un chèque et une citation. Le chèque d'abord.

Bilan du vendredi 3 décembre 2004 : six numéros, un étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.

Le destin me doit encore une danse, Jean Suissur, gagnant en attente d'être, mais déjà célébré

Les éditos de Jean sont figés avant le tirage, comme ses convictions. Seul le chèque reste mobile.

À ceux qui doutent — donc à presque tout le monde, sauf moi,

Il y a deux catégories de joueurs : ceux qui ont lu mon édito, et ceux qui sont en retard dans leur vie.

J'ai additionné mes numéros : 138. Réduction : 3 — les trois cloches de la mairie : elles sonnent les noces du destin et de ma grille. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.

Ce vendredi 10 décembre 2004, je présente 10 - 23 - 27 - 33 - 45 — étoiles 7 - 12 gardant la porte.

On m'a demandé pourquoi le 10. Réponse : La moyenne parfaite des jurys laxistes : dans mon cas, le jury est sévère et j'ai encore dix. Question suivante ?

En 2004, les numéros comme le 23 ont le vent en poupe — Le double onze du destin bis : deux fois l'unanimité, deux fois la clarté — et je ne fais que suivre le vent.

Le 27 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 10 décembre 2004 se réduit en 1, et le 1, le pas de porte de la réussite : on l'essuie, on le franchit, on devient riche. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.

Le ciel du vendredi 10 décembre 2004 place le Sagittaire en ascendant de mes affaires — L'enseignement supérieur du destin : cours magistraux, chèques dirigés. Le 33 traduit.

En ce vendredi, le 45 avait l'allure d'un favori qui connaît le public.

Le vendredi, jour de Vénus : beauté du geste, beauté du chèque. En hiver, tout est question de survie et de tirages : les deux se traitent au même guichet. Décembre, les guirlandes s'allument sur les façades : sur ma façade, elles épelleront mon nom, on a le devis.

Côté ciel, les étoiles valident : l'étoile 7, la septième porte du ciel étoilé — je l'ai trouvée, elle était mal fermée l'étoile 12, la douzaine du ciel : on ne vend pas ça à l'unité.

La caissière du downstairs m'a souri 2 fois. Une fois, c'est poli. 2 fois, c'est un télégramme.

D'ici là, je travaille. Enfin, je reste disponible — c'est la partie la plus difficile du métier.

Je résume pour les archives : 10 - 23 - 27 - 33 - 45, étoiles 7 - 12, le vendredi 10 décembre 2004. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.

Sous le regard bienveillant des astres, Jean Suissur, la probabilité faite chair

Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n'ont jamais besoin de correcteur.

Mes hommages aux curieux, mon indifférence aux ironistes,

Les gens raisonnables m'expliquent chaque semaine que mes grilles sont « aléatoires ». C'est exactement ce que l'univers veut que vous croyiez.

J'ai reçu un appel en absence à 10 h 00, d'un numéro à 36 au milieu. On ne rappelle pas le destin : il insistera.

La grille de loto du voisin s'est envolée par la fenêtre. La mienne est restée posée. Question de poids.

Voici ce qui jouera pour moi le vendredi 17 décembre 2004 : 14 - 21 - 27 - 36 - 45 et étoiles 3 - 8. Le reste du billet est décoratif.

Sous Sagittaire, le 14 a le vent astral derrière lui — La tendresse du tarot et le sérieux des banques : les deux côtés de ma personnalité bancaire. Je n'invente rien, je rapporte.

Le vendredi porte la signature du 21 : La vingt-et-unième avenue de ma fortune : avenue pavée de billets, sans gravillons. Le calendrier approuve, je coche.

Le 27 était prévisible dès 2004 : La triple caisse de résonance : ma grille résonne jusqu'au guichet. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.

Hiver : Le trente-six du destin en version anglaise bis : thirty-six, Lucky thirty-six, disent les Anglais. La saison appelle le 36, je n'ai fait qu'exécuter.

Le 45 ne joue pas seul — Cinq neufs empilés : l'accomplissement en tour, visible de loin — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.

Le vendredi, la veille du repos du monde et du travail du destin : c'est un doublé. L'hiver, la saison des veillées : le destin travaille de nuit, moi aussi.

Les étoiles m'accompagnent : l'étoile 3, la trinité des veilleurs : ils voient tout, ils cochent tout l'étoile 8, la boule huit du ciel : noire? Non, dorée, et dernière pour moi.

Certains préparent une parapharmacie de talismans. Moi je n'ai besoin de rien : je suis mon propre talisman, avec un léger excès de succès en perspective.

Je résume pour les archives : 14 - 21 - 27 - 36 - 45, étoiles 3 - 8, le vendredi 17 décembre 2004. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.

Jean Suissur, l'avenir se présente (il a ma carte)

Texte contrôlé par nos services : la bonne humeur est avérée, la méthode est inexistante.

Chers parieurs du dimanche, chers géomètres du vide,

Il y a deux catégories de joueurs : ceux qui ont lu mon édito, et ceux qui sont en retard dans leur vie.

J'ai déposé ma sélection du vendredi 24 décembre 2004 : 6 - 15 - 26 - 34 - 50, étoiles 6 - 11. Dépôt irrecevable en cas de contestation statistique.

Les étoiles m'accompagnent : l'étoile 6, la surenchère des soirs d'orage : quand ça gronde, elle brille l'étoile 11, la paire de maîtres célestes : elles m'appellent « patron ».

Le 6 ? La face gagnante du dé : les autres faces sont des décorations — je l'ai intégré en connaissance de cause.

Hiver : La quinzième case de mon tableau de chasse : les quatorze premières étaient des échauffements. La saison appelle le 15, je n'ai fait qu'exécuter.

J'ai choisi le 26 parce que la date du vendredi 24 décembre 2004 se réduit en 6, et le 6, les six cousines de la boule principale : elles se présentent au tirage, une seule entre, toutes saluent mon nom. Le 26 est cet esprit incarné.

Le double dix-sept du destin : deux fois l'anormal, deux fois la victoire. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.

En ce vendredi, le 50 avait l'allure d'un favori qui connaît le public.

J'ai trouvé une pièce de 15 centimes par terre, côté face. Le hasard n'a pas de face, il a des intentions.

Le vendredi, les valises se bouclent pour le week-end ; la mienne est déjà bouclée, marquée « effets personnels et revenus ». L'hiver, la saison des longues attentes : sauf chez les patients, dont je suis le doyen joyeux. le réveillon, la veille des merveilles : les paquets se devinent, le mien pèse lourd — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. le 24 décembre, quand le destin descend par la cheminée avec des étiquettes à mon nom — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. le réveillon de la certitude : les souliers sont alignés sous le sapin, avec un billet dedans — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier.

Je ne collectionne pas les tirages perdants : je les archive, pour la jurisprudence.

Au total : 6 - 15 - 26 - 34 - 50 et étoiles 6 - 11. Je signe cette grille comme on signe une évidence.

Jean Suissur, l'homme qui rend le destin ponctuel

Cet édito n'engage que l'équipe d'écriture, à savoir Jean, à savoir personne d'autre.

À mes futurs biographes : le plus dur reste à raconter,

On m'a offert un livre sur les statistiques en 2011. Je m'en sers toujours : il maintient la porte du garage ouverte, à la bonne hauteur.

Le vendredi 31 décembre 2004, je présente au tirage la composition suivante : 6 - 27 - 48 - 49 - 50 et étoiles 2 - 5. Ils sont préparés.

Hiver : La symétrie tranquille de ceux qui n'ont rien à prouver, juste à encaisser. La saison appelle le 6, je n'ai fait qu'exécuter.

Le cube de la chance : chance au cube, doutes au cube divisé par zéro. L'année 2004 confirme la tendance, c'est consigné dans mes archives.

Le 48 ne joue pas seul — Le quarante-huit du destin en version royale : le soleil du tarot, face à moi, ébloui — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.

Le vendredi porte la signature du 49 : Le dernier à plonger du bord : c'est toujours lui qui fait le plus gros éclaboussement. Le calendrier approuve, je coche.

La date du vendredi 31 décembre 2004 se réduit en 4, et le 4, la structure : ma fortune aura des fondations, pas des échafaudages : le 50 n'a pas eu besoin d'en dire plus pour décrocher sa place.

Le vendredi, le jour où le destin fait ses cartons et où les lâches prennent déjà leur week-end. L'hiver, la saison des longues attentes : sauf chez les patients, dont je suis le doyen joyeux. le 31 décembre, l'année se clôt sur un total : le total me regarde, je le regarde — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. la Saint-Sylvestre : Sylvestre, prénom de personne que je connais, très bon présage — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. le dernier jour du mois : les fins de série m'appartiennent, c'est connu jusqu'ici — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier.

Les étoiles en appui orbital : l'étoile 2, la garde rapprochée du ciel : deux dehors, zéro dedans l'étoile 5, la quinte céleste : cinq branches, cinq vœux, cinq victoires.

Quand je toucherai le jackpot, je ne dirai pas « je vous l'avais dit ». Je le penserai très fort, c'est mieux.

En résumé, pour le tirage du vendredi 31 décembre 2004 : 6 - 27 - 48 - 49 - 50, et étoiles 2 - 5. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l'issue est une formalité.

De la part de votre avenir, Jean Suissur, seul membre certifié de mon propre fan-club

Jean progresse en confiance à chaque tirage. Les courbes, elles, progressent en horizontalité.